A partir des enseignements de la réunion d’ouverture, continuons à débattre de l’opportunité du projet

Publié par CPDP - CPDP le 25 septembre 2009

La réunion d’ouverture du débat de 22 septembre a posé la question de l’opportunité du projet qui est au coeur du débat public :

 

« Faut-il reconstruire le centre de traitement des déchets ménagers d’Ivry/Paris XIII ? »

 

La CPDP a résumé les principaux enseignements de cette réunion (ce texte a été soumis aux commentaires jusqu'au 1er octobre). Sont également publiés les extraits vidéos de la réunion, les supports de présentation de la réunion, le verbatim et sa synthèse.
 
Parmi les faits marquants de cette réunion, nous pouvons retenir la question de M. Dufour sur les alternatives étudiées. Le maître d’ouvrage apporte une réponse au niveau des modes de traitement, alors que la présentation du BRGM de la seconde table ronde a abordé la question de la localisation géographique.
 

Question de Jean-Guy Dufour et la réponse du SYCTOM
 

Présentation du BRGM
 
Continuons à débattre de cette question et plus globalement de l’opportunité du projet en laissant des commentaires à ce billet.

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4 réponses à “A partir des enseignements de la réunion d’ouverture, continuons à débattre de l’opportunité du projet”

  1. lahellec lahellec dit :

    En vue des prochaines réunions publiques, serait-il possible de communiquer un glossaire de tous ces les sigles employés ?
    Merci pour le « verbatim ».
    C’est quoi le code CAPTCHA ? Comment voulez vous que le « vulgum pecus » devine ?

  2. CPDP CPDP dit :

    Bonjour,

    Nous vous remercions de votre suggestion que nous allons prendre en compte.

    Dès à présent, nous vous invitons à consulter la liste des sigles qui est proposée en introduction du dossier du maître d’ouvrage : http://www.debatpublic-traitement-dechets-ivry.org/informer/dossier-maitre-ouvrage.html

    Quant au CAPTCHA, il s’agit d’un test utilisé pour protéger notre blog de soumissions malveillantes – voir à ce sujet l’article sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Captcha

  3. Aurélien RATEAU (CPDP) Aurélien RATEAU (CPDP) dit :

    Lors de la réunion, M. VERILLON a souhaité connaitre un ordre de grandeur de la perte énergétique induite par le process de réchauffement des fumées visant à faire disparaitre le panache du centre d’Ivry. Voici les éléments de réponse transmis à la CPDP par Luc VALAIZE, Directeur du syndicat national du traitement et de la valorisation des déchets urbains :

    « Avec l’hypothèse d’un anti panache par condensation de l’eau des fumées (via 5 groupes frigorifiques de 860kW chacun en comptant les auxiliaires, plutôt que par un réchauffage des fumées au gaz comme à Isséane), la consommation annuelle serait d’environ 9600 MWh électrique (hypothèse de 2 groupes en service, conso élec horaire de 1,2MWh et 8.000h/an). Chiffre à ramener à la consommation électrique de 5 200 foyers ».

  4. CPDP CPDP dit :

    Le Syctom a transmis à la Commission un certain nombre de remarques sur les enseignements de la réunion d’ouverture. La Commission rappelle que ce document n’a pas vocation à rapporter la totalité des propos tenus, ce qui est l’objet du verbatim et de la synthèse, mais de mettre en exergue certains éléments que les membres de la Commission, réunis le lendemain de la réunion publique, en retirent.

    La Commission propose en effet au public, aux intervenants et au maître d’ouvrage de réagir en ligne sur ces enseignements, notamment pour apporter des précisions, proposer des ajouts… Ces nouveaux apports sont visibles de tous et la Commission choisit ou non de les retenir pour enrichir les enseignements et alimenter le moment venu son compte-rendu du débat.

    La Commission demande dorénavant au maître d’ouvrage de déposer ses commentaires dans le module dédié qui restera actif deux semaine après chaque réunion.

    Voici les commentaires du SYCTOM :
    ———————————————————————–
    Le document intitulé « les enseignements de la réunion d’ouverture » et disponible sur le site Internet du débat public reprend fidèlement certains éléments factuels de la réunion (nombre de participants, découpage de la réunion…). Il fait également la synthèse des prises de position exprimées lors de la réunion d’ouverture, en faisant part des oppositions au projet mais également de ses soutiens.

    Ce document commence par rappeler que les objectifs généraux du projet sont partagés et qu’il est soutenu par plusieurs acteurs.

    Cependant, on peut noter une certaine disproportion entre les critiques formulées à l’encontre du projet du SYCTOM et les soutiens ou les objectifs partagés. Les enseignements du débat ne rendent en effet pas compte de toutes les prises de position exprimées. Ainsi, on peut constater que les arguments en faveur du projet, que ce soient ceux de la Ville de Paris, de la Région Ile-de-France, du BRGM ou d’Ile-de-France Environnement, ne sont pas repris dans les enseignements de la réunion d’ouverture.

    L‘intervention de l’association « Passerelles » sur le projet (« l’association « Passerelles » considère que l’incinération produit des polluants dangereux, que la réglementation ne suffit pas à écarter car de nouveaux polluants apparaissent tous les jours. Elle craint également que les mâchefers, souvent pollués, contaminent les nappes phréatiques. », extrait des enseignements de la réunion d’ouverture), pourrait être accompagnée des prises de parole d’autres acteurs. Ainsi, les positions de l’ « Association de défense de l’Environnement de Claye-Souilly », celles de l’association « Tam-Tam », du BRGM, de Pierre Gosnat et de M. Poitvin (Ile-de-France Environnement) ne figurent pas dans ce document.

    Il aurait été, par exemple intéressant de faire figurer la position de Mme Lopez (l’  « Association de défense de l’Environnement de Claye-Souilly »), relayant le point de vue des habitants de Seine-et-Marne qui reçoivent les déchets de Paris et la petite couronne (« Nous avons la plus importante décharge de France REP Veolia qui enfouit 1 000 000 t de déchets par an. […] Nous sommes dans une région au nord de la Seine-et-Marne saturés de décharges. Pendant la période de travaux, où iront les déchets ? Il faut bien comprendre qu’en Seine-et-Marne, les riverains ne peuvent plus supporter tous ces déchets et leur santé est maintenant en jeu. », extrait du verbatim de la réunion d’ouverture).

    De même, les points de vue du BRGM (« Il faut noter que l’incinération à 12 ou 75 km relèverait davantage de l’élimination, plutôt que de la valorisation énergétique au sens de la directive déchets 2008. », « Il faut noter également que le changement de localisation est par ailleurs en contradiction avec le principe de proximité », extraits de la synthèse de la réunion d’ouverture), de Pierre Gosnat (« Il estime que le devenir du centre doit être examiné dans le cadre du plan régional d’élimination des déchets. », « Pierre Gosnat aurait souhaité avoir un comparatif des services publics et des services privés des traitements des déchets dans les différents pays. », extraits de la synthèse de la réunion d’ouverture) ou de Jean-François Poitvin (« En fin de compte, je pense que ce projet doit être reconstruit au même endroit, car c’est compatible avec le PREDMA. », « Par ailleurs, un point important : la relocalisation d’un certain nombre de déchets traités à l’extérieur de la zone du Syctom dans la zone du Syctom. A mon sens, c’est le minimum. Je ne vois pas pourquoi on va exporter ces petits déchets ailleurs. », extraits du verbatim de la réunion d’ouverture) n’ont pas non plus été mentionnés dans les enseignements ou, s’ils l’ont été, n’ont pas pris en compte leurs arguments.

    Les prises de parole des associations « Passerelles » et « Les Amis de la Terre » semblent pas ailleurs surreprésentées par rapport à la parole des citoyens. En effet, un paragraphe entier est consacré au point de vue de l’association « Passerelles ». De même, les questionnements de ces associations sont repris dans les enseignements de la réunion d’ouverture, mais sont attribués à des « citoyens » (« Les citoyens qui semblent accepter le principe de la méthanisation comme un traitement « écologique », veulent toutefois comprendre pourquoi les unités de Lille et Montpellier semblent avoir des problèmes et quels sont les risques de pollution olfactive. Le site étant prévu en milieu urbain dense, ils veulent également savoir s’il y a des risques d’explosion, si le site sera classé Seveso, s’il y aura une torchère… Ils s’interrogent enfin sur la qualité du compost produit et son acceptabilité par les agriculteurs. Ils souhaitent l’organisation d’une visite d’un site de méthanisation en milieu urbain. », extrait des enseignements de la réunion d’ouverture). Or, on peut constater dans le verbatim de la réunion, que ces demandes et questionnements sont bien ceux de Mme Viatte (Amis de la Terre) et de Mme Connan (Passerelles) : « Mme VIATTE, Amis de la Terre, Paris : Ma question portait sur la méthanisation, la production de biogaz et son usage, et la production de compost de bonne qualité. », « Anne CONNAN, Association Passerelles : Nous avons des questions qui viennent en fait des deux usines les plus contemporaines construites en milieu urbain, à Lille et à Montpellier, qui ne semblent pas encore au point. Les riverains se plaignent de mauvaises odeurs, et ceux de Montpellier par exemple également d’invasion de mouches. […] Autre inquiétude, l’usine va être implantée dans un milieu urbain dense, puisque l’on parle de tours dans le 13e. Y a-t-il des risques d’explosion ? Ce sont des questions qui sont posées par des habitants. L’usine sera-t-elle classée SEVESO ? Aura-t-on une torchère ? Enfin, quelle qualité de compost sortira de cette usine ? Comment sera-t-elle contrôlée ? », extraits du verbatim de la réunion d’ouverture.

    Et, tandis que les points de vue des associations « Amis de la Terre » et « Passerelles » sont assimilés à une parole citoyenne, d’autres points de vue de citoyens exprimés lors de la réunion ne figurent pas dans ces enseignements de la réunion. On peut notamment souligner l’absence du point de vue et des propositions de M. Bardou, habitant d’Ivry-sur-Seine (« Il est attaché au service public et souligne que les syndicats de communes doivent s’impliquer dans la mise en œuvre d’un véritable service public de traitement et de valorisation des ordures ménagères intégré dans un véritable pôle public de l’énergie. Ce service public devrait mettre en place des observatoires à tous les échelons », extrait de la synthèse de la réunion d’ouverture).

    Enfin, il est souligné dans les enseignements du débat que des préoccupations ont été manifestées quant à « un débat « antidémocratique » s’il ne précise pas les alternatives qui ont été étudiées avant d’en arriver au projet présenté au débat public » (extrait des enseignements de la réunion d’ouverture). Or, il pourrait être utilement fait mention de l’intervention de Jean-Paul Puyfaucher, membre de la CPDP, qui a précisé que « le dossier du maître d’ouvrage semblait complet pour entamer le débat, l’étude du Cabinet BRGM est une amorce aux discussions. Il profite de l’occasion pour rappeler que les cahiers d’acteurs du tissu associatif, les propositions ou contre-propositions sont les bienvenues. », extrait de la synthèse de la réunion d’ouverture).

    En conclusion, l’impression laissée par la lecture de ces enseignements du débat nous semble donc décalée par rapport à la teneur réelle des échanges auxquels nous avons pu assister lors de cette réunion d’ouverture, tels qu’ils sont restitués dans la synthèse et dans le verbatim de cette réunion. Nous avons bien compris que ce document est destiné à « faire progresser le débat ». Il nous semble par conséquent opportun qu’il puisse être rectifié, de manière à être plus fidèle aux échanges. Nous espérons également que le compte-rendu du débat public reflètera avant tout les éléments issus des synthèses et des verbatims.

    Par ailleurs, et sans revenir sur les applaudissements d’une membre de la CPDP au cours de la réunion d’ouverture du débat suite à la présentation en tribune des arguments d’une opposante au projet, nous nous étonnons de la formulation employée sur le site internet de la CPDP pour relayer une question adressée au SYCTOM par une internaute pour la réunion du 1er octobre : « Nous pouvons nous étonner, comme nous y invite Christine G., des volumes relativement faibles de recyclage que le SYCTOM prévoit dans son projet. » Cette formulation pourrait donner l’impression de l’appropriation par la CPDP du sentiment d’une internaute, alors même que la question n’avait pas encore été transmise au SYCTOM. Il nous semblerait opportun, là aussi, qu’une correction puisse être apportée à cette formulation.
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