Articles de la catégorie Incinération

12 novembre : réunion sur les impacts environnementaux et sanitaires

Publié par CPDP - CPDP le 9 novembre 2009

La seconde réunion locale est organisée à l’espace Toffoli de Charenton-le-Pont le 12 novembre. Elle posera la question suivante :

 

« Quels impacts environnementaux et sanitaires ? »

 

Elle traitera en priorité des risques et des mesures pour préserver la santé publique et la qualité de vie des riverains.

 

Vous êtes invités dès aujourd’hui à poser les questions que vous souhaiteriez voir aborder au cours de cette réunion. Pour cela, il suffit de laisser un commentaire à cet article. La CPDP relaiera vos questions auprès des différents intervenants tout au long de la réunion.

 

Lieu de la réunion: Espace Toffoli, 12 rue du Cadran ou 73 rue de Paris, Charenton-le-Pont.
Métro ligne 8, station Charenton-Ecoles
Horaires: 20h00-23h00

 

Plan d’accès


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Programme détaillé

 

Mot d’accueil de M. le Maire de Charenton-le-Pont

 

CPDP, Enseignements des réunions thématiques (15 mn)

 

Quel est l’impact environnemental du centre actuel ? Quelles sont les meilleures pratiques mises en œuvre par les incinérateurs de nouvelle génération en matière de suivi environnemental ?
 

Biotox (15 mn)
Réactions des Amis de la Terre: Joerg ADAMCZEWSKI (7 mn)

 

Réactions du public (30 mn)

 

Quelles garanties peuvent être apportées aux riverains des installations ? Comment les associer à son suivi ? Quelle gouvernance locale ?

 

Quelles mesures sont envisagées par le Syctom ? Syctom (15 mn)

 

Réactions et propositions d’un membre de la CLIS d’Isséane
Michel Riottot, Président d’environnement 92 (7 mn)

 

Echange avec le public (60 mn)

 
Présence dans la salle de M. Hubert ISNARD, Cellule interrégionale d’épidémiologie d’Ile-de-France.

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Traiter les déchets est simple: il ne faut qu’une volonté politique et du foncier de proximité.

Publié par Ph LEFILS le 2 novembre 2009

Avant propos :
Volontairement je n’aborderais pas la catégorie des déchets dangereux (chimie et santé) qui sont peut-être les déchets les mieux maitrisés aujourd’hui.

Madame, Monsieur,

J’interviens en tant que simple citoyen qui a eu l’occasion de travailler sur la problématique des déchets dits « Ménagers et Assimilés » dans lesquels on retrouve les poubelles des ménages, mais aussi les monstres, les encombrants, les appareils électriques … et les déchets du BTP qui à eux seuls pèsent trois fois plus que les ordures ménagères (O.M.)
Tous ces déchets ont des similitudes, même si les proportions qui les composent sont très différentes suivant leur origine et c’est sur ces similitudes et leurs caractéristiques que je fonde les modes de traitement que je propose dans cet écrit.
Je dis bien modes de traitement au pluriel, car au-delà les grands débats aussi politicards que stériles sur les incinérateurs ou les décharges, leur nombre et leur implantation, je pense qu’il faut mettre un peu de clarté dans tout cela et surtout qu’il faut raison garder : nous produisons des déchets de par nos activités humaines c’est un fait et il faut s’en occuper sans se mettre la tête dans le sable.

Le principe de base est simple pour ne pas dire simpliste :

Pour l’avenir il faut diminuer voir cesser la production de déchets ultimes non réutilisables, non recyclables ou non valorisable (réutilisable = remise en service sans transformation par exemple les bouteilles consignées de liquides ou de gaz ; recyclables = réutilisation avec transformation par exemple : le verre de ménage qui redevient bouteilles ou autre, mais aussi les métaux qui sont refondus ; enfin valorisables = réutilisation avec transformation par exemple les bouteilles d’eau en PED qui deviennent de la laine polaire, les branchages qui deviennent compost, ect. et tous les incinérables qui la produisent de la chaleur)

Pour cela chaque industriel et producteur de bien de consommation ne devra mettre sur le marché que des produits séparables et recyclables dont il devra démontrer le « zéro déchet ultime» à éliminer en fin de vie.

Mais pour l’instant il faut faire avec ce que l’on a, cela va des déchets ménagers de tous les jours avec les produits détergents divers, aux constructions qui ont vingt, cinquante années et plus, avec des peinture au plomb, du plâtre et de l’amiante, ce qui laisse encore espérer quelques beaux jours aux professionnels du déchet.

Les déchets sont non ultimes lorsqu’ils ont une ou plusieurs fractions techniquement et économiquement séparables qui peuvent être réutilisées.
Cela implique un tri à la source, c’est le tri des poubelles des ménages mais aussi le tri des entreprises de déconstruction sur leur chantier qui savent très bien que le prix d’un camions de gravois est celui du déchet le plus cher qu’il contient.

Lorsque la séparation à la source n’est pas possible il faut alors se diriger vers des centres de tri de proximité, ce sont les déchèteries pour les particuliers et les Eco-tri des professionnels.
Pour l’une comme pour l’autre, « proximité » implique une volonté politique locale de se donner des outils de traitement au plus près des points de production. Il ne faut pas mettre ces installations au fond de la commune, à des kilomètres, voir dans la commune d’à coté près du camp des gens du voyage et de la station dépuration car dans le bilan carbone et/ou de l’énergie de traitement du déchet il faut compter le transport et un gros camion voir une péniche consomment moins que cent petites voitures.

Une fois triés ces déchets vont en priorité vers les filières de réutilisation et de recyclage.  Cela veut aussi dire qu’il faut des lieux dédiés et proches de la zone de production. Là encore il n’est pas raisonnable de faire traverser la France aux PVCs pour être recyclés en Belgique, on de faire traverser les bois de récupération dans l’autre sens pour être transformés en panneaux de particules italiens.

Bien évidement l’économie de tels sites doit être prise en compte et la réflexion doit être menée à plusieurs niveaux de l’échelle (commune, inter-commune, département, région, état) entre le pouvoir politique au sens premier du terme (qui gère la cité) et les professionnels.

On peut diviser les déchets en grandes familles et si on suit la réglementation on a :

La famille des inertes dont la grosse masse vient du BTP : la pierre, le béton, les terres cuites, les gros œuvre de bâtiment, les démolitions de voiries qui sont facilement recyclables en concassage pour faire des granulats de construction de deuxième génération. La terre peut être partiellement réutilisée suivant ses caractéristiques géologiques et mécaniques. Elle peut devenir fondation de voirie, réhabilitation de carrière, remblais technique d’ouvrage d’art et en toute extrémité merlon paysager d’aménagement concerté. Tous ces traitements doivent être « écologiquement » regardés en tenant compte des transports car les volumes et les poids sont importants. On retrouve aussi le besoin d’une certaine forme de proximité.

La famille des non inertes et non dangereux souvent en mélanges, quelques fois triés ;  cette famille est la plus importante médiatiquement parlant car la plus dispersée, elle concerne tout le monde.

Le tri, lorsqu’il est pratiqué en ville, prend en compte le verre limité aux bouteilles et flacons, les déchets verts ; les papiers et cartons étendus aux emballages de divers type de matières plastiques.
Là encore si le tri est une bonne pratique le bilan énergétique doit l’accompagner car on voit souvent les collectes au porte à porte se multiplier avec des camions qui transportent du vide ?!

Les traitements

Une fois les filières de recyclage utilisées pour les inertes (verre, pierre, fer, etc) du tri des déchets non inertes il faut distinguer ce qui est putrescible et ce qui brûle.

Cette distinction a une raison principale: Ce qui est putrescible contient un fort pourcentage d’eau (de 50 à 95%) et il est difficilement concevable de croire à la rentabilité d’un système qui dépense d’abord de l’énergie pour éliminer cette eau avant de bruler les résidus.

La fraction putrescible se décomposant par principe, le déchet produit du biogaz utilisé pour faire de l’électricité et le reste se retrouve sous forme de compost utilisable engrais agricole naturel.

Pour cela des outils performants existent, ce sont les méthaniseurs (2 en France actuellement) et les bio-réacteurs sorte de décharge de classe II spécifique a forte production de biogaz.

Lorsque la décharge « digère » les déchets en environ 5 à 9 ans, le méthaniseur les traite en trois à quatre mois, tous deux produisent du biogaz. Le méthaniseur de Varennes-Jarcy (91-77-94) a des contrats agricoles, alors que les décharges bio-reacteur n’ont pas encore assez de recul pour que l’on maitrise bien les formes de réutilisations possibles des matériaux résiduels.

La fraction non putrescible qui brûle va naturellement en centre d’incinération avec un regard environnemental particulier sur le rapport poids du déchet /production d’énergie. La recherche d’une réduction maximum des rejets (mâchefers et résidus de fumées) doit être recherchée.

Petite parenthèse sur les incinérateurs actuels des ordures ménagères :

S’il est politiquement correct de dire que grâce à notre génie et la maîtrise des techniques, les ordures ménagères produisent de la chaleur et/ou de l’électricité, que les mâchefers sont utilisés pour faire des fondations de routes et qu’en finale il ne reste comme déchets qu’un peu de cendres à la hauteur d’un petit pourcentage de la masse initiale, la réalité est un peu différente :
Oui on brûle les ordures ménagères, mais comme je l’ai dit plus haut on commence par dépenser une énorme énergie à retirer l’eau de cette masse
Oui on utilise le mâchefer en technique routière, mais beaucoup moins qu’on en produit et une bonne partie même réduite va en décharge. De plus le mâchefer de par la réglementation reste ad’ vitam un déchet parce qu’il contient entre autres des sulfates et des métaux lourds lixiviables et peu recommandables dans les nappes phréatiques.
Enfin l’intérêt « routier » du mâchefer tient à son squelette de scories qui lui donne des caractéristiques techniques médiocres mais suffisantes pour faire des fondations de chaussées. Or ces scories existent principalement grâce aux verres que contiennent les ordures de départ. Si le tri des verres est poussé à l’extrême, le mâchefer tendra à devenir une poudre sans consistance et donc sans intérêt pour les routes.
Une solution existerait : réintroduire dans les OM les verres non réutilables que sont les façades d’immeubles et les pare-brises de voitures parce qu’ils contiennent des traitements plastiques (anti effraction) et des métaux lourd (athermiques et autres), mais c’est un autre sujet… fin de parenthèse.

Enfin reste dans nos déchets « l’ultime » qui ne peut être recyclé, qui n’est pas fermentescible, qui ne brule pas et n’est pas inerte. Il contient du plâtre, des cartons souillés, des gravois, des matelas, etc. le tout en mélange non séparable. Il devra aller en centre d’enfouissement dit de classe II.

Toutefois il faut admettre qu’avec ce type de déchets nous auront des décharges contenant peu ou pas de déchets organiques donc sans odeurs ou presque, aussi parce qu’il n’y a rien à manger sans goélands comme à Fosse sur Mer, sans matière inflammable donc sans papiers gras et sacs plastiques qui volent ; bref, des décharges que l’on peut qualifier de propres.

En conclusion :

Il n’y a pas une solution mais des outils qu’il faut accepter dans son environnement (les professionnels savent très bien les « habiller » et les rendre discrets), il faut créer sans discrimination des centres de tri et des déchèteries, des usines de méthanisation, des incinérateurs, des centres de compostages, des centres de recyclage, de concassage et en bout de ligne des décharges.
Il faut admettre d’avoir à créer tout cela parce que chacun de ces outils est adapté à une fonction précise, à un déchet particulier.

Ces outils doivent respecter le cadre de vie des habitants et au plus ils seront, plus ils seront petits, discrets, et moins le traitement des déchets demandera de transport.

Pour autant les transports alternatifs moins polluants (rail et fluvial) doivent être privilégiés. Au sujet du fluvial, il ne faut pas oublier que les villes se sont construites autour les fleuves parce que les quais de Seine et des autres fleuves sont été créés pour faire du chargement/déchargement de péniches. Des quais de transit ne sont pas faits pour faire du vélo, du patin à roulette et de la promenade bucolique et une péniche de 750 Tonnes emplace 30 camions semi-remorque sur les routes.

L’équilibre financier du lieu et de la zone de chalandise seront aussi des critères de choix.

Aujourd’hui les techniques existent, les professionnels sont prêts à miser sur le pari de la réussite, il ne manque que la volonté politique, l’acceptation du public et le foncier à un prix compatible avec celui du déchet, c’est-à-dire le moins cher possible. Il faudrait presque imposer à tous les promoteurs de réserver, comme pour les surfaces vertes, des surfaces nécessaire au traitement des déchets que produiront les usagers des mètres carrés de planchers qu’ils construisent. 

Nota: Sur ce thème je prends toujours une comparaison vécue :

Mes grands parents, agriculteurs, avaient après la guerre leurs sanitaires dans le fond du jardin avec le trou, les mouches et le papier journal … aujourd’hui je les ai à coté de ma chambre, ce qui ne m’empêche pas de dormir.
Maintenant si l’architecte qui a construit mon habitation, avait oublié de prévoir ces sanitaires et le vide ordure on aurait sûrement dit qu’il ne connaissait pas son métier.

Pour autant la commune cherche désespérément un terrain pour la déchèterie et la station d’épuration … Tiens donc, l’architecte urbaniste les aurait-il oubliées et ce qui est inconcevable pour une habitation deviendrait-il superflu pour une agglomération ?

Comme je le disais au début le traitement des déchets ne demandent qu’un peu de bon sens et de raison ; …  mais ce n’est que mon avis et je le partage.

Cordialement

                   Philippe LEFILS

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Le 5 novembre, première réunion locale à Ivry !

Publié par CPDP - CPDP le 28 octobre 2009

La première réunion locale est organisée à Ivry-sur-Seine le 5 novembre. Elle posera la question suivante :

 

« Quels modes et capacités de traitement ? »

 

À cette occasion, la Commission particulière du débat public a demandé au Syctom de présenter la génèse du projet, les alternatives étudiées et la définition de son dimensionnement, ainsi que les options ouvertes par les études de définition.

 

Vous êtes invités dès aujourd’hui à poser les questions que vous souhaiteriez voir aborder au cours de cette réunion. Pour cela, il suffit de laisser un commentaire à cet article. La CPDP relaiera vos questions auprès des différents intervenants tout au long de la réunion.

 

Lieu de la réunion: Salle Robespierre, 2, rue Robespierre, 94200 Ivry-sur-Seine
Métro ligne 7, en face de la station Mairie d’Ivry
Horaires: 20h00-23h00

 

Plan d’accès


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Programme détaillé

 

CPDP, Enseignements des réunions thématiques (15 mn)
Réactions du public

 

1ère partie : La démarche d’études et de décisions qui a abouti au projet, son dimensionnement et les alternatives étudiées

 

Quelles sont les décisions qui ont conduit au projet actuel ? Sur quelles études ont-elles été fondées ? Quelles alternatives ont été étudiées ? Comment le Syctom a t-il défini les capacités de l’installation ?

 

Syctom et BRGM (30 mn)
Avis de participants au groupe de travail préparatoire : Annelaure WITTMANN (Les Amis de la Terre) (10 mn)
Echanges avec le public (45 mn)

 

2nde partie : Intérêt comparé des options mises en évidence dans les études de définition

 

Quels sont les différentes technologies et équipements proposés dans le cadre des trois études de définition ? Quelles sont les performances comparées de chaque option ?

 

Syctom (20 mn)
Avis d’associations du comité de pilotage : Anne CONNAN (Passerelles) et Francis VERILLON (TAM-TAM) (15 mn)
Echanges avec le public (45 mn)

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Continuons à débattre de l’incinération

Publié par CPDP - CPDP le 12 octobre 2009

La CPDP a résumé les principaux enseignements de la réunion thématique du 7 octobre. Cette réunion portait sur les avantages et inconvénients de l’incinération comme mode de traitement principal de l’agglomération parisienne, les risques éventuels pour la santé publique et les alternatives.

 

Ce document est soumis à vos commentaires jusqu’au 26 octobre. Pour cela, cliquez sur l’image ci-dessous, sélectionnez un passage du texte avec votre souris, puis cliquez sur "Ajouter" dans la colonne de gauche. La CPDP prendra en compte vos commentaires avant de publier une version finale de ce document, qui sera intégré au compte-rendu final du débat.

 

Enseignements du débat
Les enseignements de la réunion du 7 octobre

 

Les extraits vidéo et les présentations des intervenants sont disponibles ICI. Le verbatim et sa synthèse seront publiés prochainement.


Nous pouvons continuer à débattre sur ce blog de la place de l’incinération dans le traitement des déchets en France. Lors de la première table ronde, des comparaisons entre la France et d’autres pays Européens ont été présentées sur les parts respectives d’incinération, de recyclage/compostage et de mise en décharge. Les résultats sont très contrastés en fonction des intervenants. En témoignent l’intervention de Frank Noulin (France Nature Environnement, FNE), en réaction à la comparaison Européenne préalablement présentée par Luc Valaize (Syndicat national du traitement et de la Valorisation des Déchets Urbains et assimilés, SVDU).

 

Extrait de l’intervention de Luc Valaize, SVDU

 

Extrait de l’intervention de Frank Noulin, FNE

 

L’incinération est-elle une énergie renouvelable ? Là encore, les réponses des intervenants s’opposaient. Sébastien Lapeyre du CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur le Déchets) a interpellé le SYCTOM sur ce sujet.

 

Question du CNIID au SYCTOM: l’incinération, une énergie renouvelable ?

 


Autre fait marquant de la réunion: la question de Chantal Duchene, adjointe au maire d’Ivry, qui porte sur la modularité des fours prévus par le SYCTOM pour le projet de nouveau centre de traitement. Le SYCTOM a apporté de premiers éléments de réponse, qu’il a complétés au cours d’une de ses interventions lors de la première table ronde.

 

Question de Chantal Duchene et la réponse du SYCTOM

 

Intervention de Didier Fournet, SYCTOM

 

L’impact sanitaire de l’incinération est une préoccupation majeure des citoyens et en particulier des riverains des centres d’incinérations. Que penser des études réalisées, des évolutions technologiques et des normes qui régissent l’incinération aujourd’hui ? Deux interventions illustrent ces questions: celle de Pascal Empereur-Bissonnet de l’Institut National de Veille Sanitaire (INVS) sur l’incidence des cancers à proximité des incinérateurs, et la réaction du Professeur Narbonne, professeur de toxicologie à l’Université de Bordeaux, ancien opposant à l’incinération. Quelles conclusions en tirer pour le centre de traitement des déchets d’Ivry/Paris XIII proposé par le SYCTOM ?

 

Intervention de Pascal Empereur-Bissonnet, Institut National de Veille Sanitaire (INVS)

 

Intervention de Jean-François Narbonne

 


Continuons à débattre de l’incinération sur ce blog!

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7 octobre: réunion thématique sur l’incinération, salle Mas (Paris XIII) et en direct sur Internet!

Publié par CPDP - CPDP le 2 octobre 2009

La seconde réunion thématique de portée générale est organisée le 7 octobre. Elle posera la question suivante:

 

« Quelle place pour l’incinération avec valorisation énergétique dans l’agglomération parisienne ? »

 

Elle traitera prioritairement des avantages et inconvénients de l’incinération comme mode de traitement principal de l’agglomération parisienne, les risques éventuels pour la santé publique et les alternatives. Le programme de la réunion est détaillé en fin d’article.


Vous êtes invités dès aujourd’hui à poser les questions que vous souhaiteriez voir aborder au cours de cette réunion. Pour cela, il suffit de laisser un commentaire à cet article. La CPDP relaiera vos questions auprès des différents intervenants au cours de la réunion.

 
Lieu de la réunion: Salle Mas (Paris XIII), 10/18, rue des Terres au Curé – 75013 Paris
Métro Olympiades (M14), Porte d’Ivry (M7, T3), bus 132 (arrêt Regnault)
Horaires: 20h00-23h00
 
Cette réunion sera diffusée en direct sur Internet.
 
Plan d’accès

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Programme détaillé
 
CPDP, Présentation du débat public (15 mn)
Syctom, Présentation synthétique du projet (10 mn)
Réactions du public (10 mn)

 
1ère table ronde - L’incinération avec valorisation énergétique constitue-t-elle une alternative aux énergies fossiles ou doit-elle être limitée ?
 
Où en est-on de ce mode de traitement en France et en Europe ? Quelles sont ses perspectives ? La valorisation énergétique des déchets ménagers est-elle une réponse à la raréfaction et au coût croissant des énergies fossiles ? Est-elle complémentaire ou antagoniste avec les politiques de réduction des déchets à la source et d’amélioration des performances du tri ?
 
Luc VALAIZE, Syndicat national du traitement et de la valorisation des déchets urbains et assimilés (7 mn)
Sébastien LAPEYRE, Centre national d’information indépendante sur les déchets (7 mn)
 
Echanges avec le public (20 mn)

 
Comment le centre d’Ivry/Paris XIII et l’ensemble des installations du Syctom pourraient-elles s’adapter à une baisse du gisement de déchets ? Quelle implication pour le chauffage urbain ?
 
Syctom (10 mn)
Franck NOULIN, France nature environnement (7 mn)
 
Echanges avec le public (20 mn)

 
2nde table ronde – Où en est-on de la controverse sur les effets de l’incinération sur la santé publique ? Les  récentes études de l’INVS ont-elles clôt le débat ou d’autres mesures doivent-elles être engagées ?
 
Qu’en est-il des risques et des nuisances attribués à l’incinération des déchets ? Quels sont les résultats des études qui ont été menées ?
 
Nadine FRERY, Pascal EMPEREUR-BISSONNET, Institut national de veille sanitaire (15 mn)
Marine SAINT-DENIS, Cabinet Biotox (7 mn)
 
Echanges avec le public (20 mn)

 
Quelles garanties supplémentaires imaginer au niveau du suivi sanitaire, de la réglementation, des collectivités, des constructeurs, des gestionnaires, des citoyens/riverains pour limiter les incertitudes qui subsistent ? Quel est le prix de ces garanties ?
 
Georges SALINES, Institut national de veille sanitaire (7 mn)
André CICOLELLA, Réseau environnement santé (7 mn)
 
Construction et évolution des normes et des contrôles
Didier TORNY, sociologue à l’Institut national de recherche agronomique (7 mn)
 
Echanges avec le public (20 mn)

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L’expérience instruit-elle ?

Publié par RIOTTOT Michel le 22 septembre 2009

A Issy-les-Moulineaux, la rénovation de l’incinérateur s’est concrétisée par une usine nouvelle, ISSEANE, intégrant les dernières avancées technologiques. Cette usine construite dans la nappe phréatique de la Seine (-35 m sous le niveau de celle-ci) et proche du boulevard périphérique devait être isolée de tous bâtiments en périphérie. De ce fait, les cheminées conduisant les gaz ultimes de l’incinération après super filtration sont très courtes (5 m) et intégrées dans l’environnement de l’usine. Or, la nature ayant horreur du vide, de nombreux bâtiments accueillant des milliers de salariés (Microsoft, Bouygues) ont été construits tout contre l’usine. Les fumées bien que traitées ainsi que les odeurs du centre de tri incommodent le voisinage et les salariés des entreprises voisines sont mécontents.

Questions : Va-t-on recommencer les mêmes erreurs à Ivry ?

Le Grenelle de l’environnement et les pouvoirs publics souhaitent réduire les déchets dans les années à venir.

Quelles sont les prévisions de collectes dans le bassin versant en 2020, 2030 et 2040 ?

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