Articles de la catégorie Risques et nuisances

Les effets « cocktails » des polluants d’incinération des déchets : un souci aussi pour l’Europe

Publié par Adamczewski le 26 décembre 2009

Une des multiples incertitudes sanitaires d’incinération soulignés dans ma présentation lors de la soirée débat du 12 novembre (sur les impacts sanitaires et environnementaux) sont les effets inconnus des « cocktails » des multiples toxiques. Ce sujet préoccupe également de plus en plus l’Europe. La présidence suédoise cite particulièrement l’incinération des déchets comme une source potentielle de ces effets.

 

Une raison de plus pour rester très attentif à la question de risques d’incinération pour la santé des riverains.

 

Pour plus d’info :

www.cniid.org/index.php?option=com_content&view=article&id=83&catid=3&itemid=20

www.se2009.eu/en/meetings_news/2009/12/18/meet_the_chair_cumulative_effect_of_several_chemicals_a_dangerous_combination (en anglais)

 

 

Bonnes fêtes

 

J. Adamczewski

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Changements Climatiques : l’Incinération fait Partie du Problème et non de la Solution

Publié par Adamczewski le 24 décembre 2009

Certains intervenants du débat ont présenté l’incinération des ordures ménagères avec production de chaleur comme un moyen de réduire l’émission des gaz à effet de serre et donc lutter contre les changements climatiques.

 

Nous tenons à préciser que l’incinération contribue au réchauffement climatique, à la fois par l’émission d’importantes quantités de gaz à effet de serre, et en réduisant l’incitation à la prévention et au recyclage, qui sont des moyens efficaces de réduire l’impact climatique de notre consommation.

 

Le pouvoir calorifique des déchets ménagers dépend essentiellement des matériaux recyclables (papier, carton, plastiques). Ils sont incinérés, plutôt que recyclés aujourd’hui :

-          à cause des insuffisances de tri : 52 % des ordures ménagères résiduelles (la poubelle « verte »)  traitées par le Syctom sont des matériaux recyclables, et par exemple une très grande partie du gisement des cartons sur le territoire du Syctom est incinéré au lieu d’être recyclé,

-          à cause des insuffisances du recyclage : par exemple presque tous les plastiques sont recyclables, mais seulement les bouteilles et flacons en polyéthylène sont actuellement recyclés en France (contrairement à d’autres pays).

Le Syctom reconnaît dans son rapport 2008 qu’il n’y a que 2 % de déchets combustibles et non recyclables dans les ordures ménagères résiduelles;

 

Les effets sur le climat illustrent et justifient la hiérarchie dans les modes de traitement des déchets :

 

Prenons l’exemple d’un jouet en plastique fabriqué en Asie. La fabrication, le transport et la vente de cet objet ont consommé une quantité importante d’énergie (sans parler des matières premières, de la pollution engendrée etc.). Le pouvoir calorifique du plastique ne représente qu’une toute petite partie de cette énergie. Après quelques semaines ce jouet ne plaît plus à son utilisateur et finit à la poubelle.

1)    Une meilleure réflexion de la part du consommateur (ou de ses parents) aurait pu éviter cet achat peu utile et donc économiser la totalité de l’énergie et des gaz à effet de serre (et des autres impacts environnementaux) : la prévention.

2)    Le don, ou la revente de ce jouet encore en parfait état prolongera sa durée de vie et d’utilisation et évitera donc l’achat de jouets neufs avec leur impact énergétique et environnemental : la réutilisation.

3)    Le recyclage du plastique permet de récupérer une partie important de son énergie. Un jouet en plastique peut tout à fait être recyclable, mais n’est malheureusement pas recyclé en France aujourd’hui.

4)    L’incinération de ce jouet dans un incinérateur équipé pour la production d’électricité ou le chauffage urbain ou industriel permet aussi de récupérer une partie de son énergie, mais nettement moins que le recyclage. Contrairement à la réutilisation, au recyclage ou même à la mise en décharge, l’incinération relâche immédiatement dans l’atmosphère, le carbone d’origine fossile, contenu dans le plastique, sous forme de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre.

 

En conclusion : travaillons à la prévention, à la réutilisation et au recyclage et réduisons la capacité en incinération pour protéger le climat !

 

Pour plus d’information :

www.cniid.org/espace_mailing/documents/20090930_DP_Cniid_Incineration_rechauffe_climat.pdf

www.stoptrashingtheclimate.org (en anglais)

www.foe.co.uk/resource/reports/changing_climate.pdf (en anglais)

 

Bien cordialement & bonnes fêtes

 

 

J. Adamczewski

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Vidéo sur l’incinération avec entretiens du SYCTOM et du CNIID

Publié par Adamczewski le 21 décembre 2009

Parmi les 10 finalistes d’un concours web de vidéos documentaires sur la thématique de l’environnement organisé par Le Monde et youtube figure un film sur l’incinération à l’exemple de l’usine d’Ivry/Paris XIII. La vidéo contient des interventions de deux acteurs du débat : du SYCTOM et du CNIID.
 
Vous pouvez le visionner sur : http://www.youtube.com/user/PlaneteReporter#p/c/7782905304A04EF5/8/ciOaxHtC10M
 
 

 
 

Bien cordialement

 

 

 

J. Adamczewski

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Avis du groupe local Verts-Europe écologie (Charenton, Saint-Maurice)

Publié par CPDP - CPDP le 16 décembre 2009

Les Verts Europe Ecologie

Les Verts
Contact : M. F.LEONZI

 

Le groupe local des Verts-Europe écologie, compétent pour les villes de Charenton-Saint-Maurice

 

Considérant que le projet de transformation de l’usine d’incinération d’Ivry réalisée par application de textes européens et pour remise aux normes, vise notamment à développer le tri mécanique des déchets, leur transformation en compost, la méthanisation, le chauffage urbain issu du traitement des déchets ;

S’agissant des effets sur la santé des riverains (résidents et salariés voisins)

 

- Nous proposons que, sur le modèle de l’enquête SUMER, soit organisée – au moins tous les 5 ans – auprès des médecins référents concernés une enquête sur l’état de santé des riverains de ce type d’installations et de sites très pollués (présence d’autoroute et d’aéroport) ; cela permettrait de confirmer ou d’infirmer si le nombre de pathologies liées à ce type d’installations et de sites (asthmes, cancers des poumons, allergies, etc…) est particulièrement élevé, et sur cette base justifierait la mise en place de mesures de préventions requises en terme de réduction de la pollution à la source (renforcement du filtrage, diminution des déchets à incinérer).

 

- A cet égard, nous estimons que les normes de captation à la source et de filtrage de tous les polluants émanant de l’incinération et du reste de l’activité devraient être notablement renforcées dans des installations situées, comme cette usine d’incinération, à proximité de sources de pollution massive telles que les autoroutes A4 – A 86.

 

- Nous préconisons par ailleurs qu’aucune mesure ne soit prise pour réduire le panache de fumée qui émane des cheminées car celui-ci présente l’avantage de maintenir l’attention captée sur cette source de danger -dès lors que ledit panache ne présente en lui-même aucun danger pour la santé des riverains.

S’agissant des effets sur la santé des salariés de l’usine :

 

- L’employeur doit, sans dérogation aucune, veiller à respecter strictement les réglementations en matière de conditions d’emploi, de santé au travail et de conditions de travail des salariés qui y travaillent, exposés à toutes sortes de risques graves (biologiques, chimiques, cancérogènes, TMS, etc…). Leur surveillance médicale ne peut être que renforcée et leurs équipements de protection individuels se doivent d’être strictement conformes à la législation.

S’agissant du tri des déchets :

 

- Nous demandons que le SYTCOM s’implique davantage dans la promotion du tri sélectif par les citoyens en amont ; et favorise, par exemple, la disparition des vides ordures dans les immeubles.

S’agissant du développement du chauffage urbain à partir du traitement des déchets :

 

- Il devient urgent que l’accent et les efforts financiers soient davantage placés sur les énergies alternatives telles que le solaire, l’éolien, la biomasse, le thermique, etc plutôt que sur celle issue des déchets.

S’agissant de l’effet sur l’environnement immédiat :

 

- Nous recommandons que toutes les mesures soient prises pour améliorer les abords de l’usine actuellement laissés à l’abandon, en terme d’environnement naturel, de plantations d’arbres et de végétation pour compenser autant que possible l’aspect du site et surtout les effets de sa pollution.

 

- Nous exigeons que toute garantie soit apportée sur l’absence d’effets sur l’eau du fleuve qui le jouxte (qualité de l’eau régulièrement vérifiée et réactions appropriées en cas de doutes).

 

- Enfin, nous espérons vivement que la transformation sera l’occasion de créations d’emplois dans le secteur concerné dans les conditions susdites.

S’agissant de la transparence et de la gouvernance de ce projet et du site à l’avenir :

 

Au delà de la période de recours à la commission du débat public, il est indispensable que la transparence du fonctionnement du site, et d’éventuels incidents qui y seraient relevés, soit assurée conformément au code de l’environnement et à la charte de l’environnement à valeur constitutionnelle (article 7). Il s’agit en effet d’une installation classée qui présente par elle-même en tout état de cause un risque pour la population ; afin d’éviter tout risque d’explosion (de type AZF) ou tout incident de cette nature ou d’une gravité comparable, on ne doit pas lésiner sur la prévention et l’information des populations.

 

Pour Europe écologie,

Michel LAVAL

Pour le groupe local des Verts,

Frédéric LEONZI

 
Voir : le document original signé

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Décharge en Sud-Essonne: un projet inacceptable !

Publié par NRGT le 14 décembre 2009

Alors que tout le monde s’accorde à dire que l’eau sera le problème du 21ème siècle, on tente d’implanter une décharge (centre de stockage de déchets ultimes) au dessus de la plus grande nappe phréatique d’Europe.

 

Alors que l’on ne parle que du Grenelle de l’Environnement, d’économie d’énergie, de développement durable, on va faire traverser l’Essonne à des centaines de camions pour déposer au Sud les déchets produits au Nord du département.

 

Alors qu’on ne parle que de communication et de médiatisation, le problème de notre village n’est curieusement jamais traité dans les médiaux nationaux ou si peu.

 

Alors que l’on nous parle de civisme, de citoyenneté, alors que nombre d’élus des 2 bords se sont prononcés contre ce PIG (Projet d’intérêt Général), le chef de l’Etat n’a toujours pas répondu à la lettre qui lui a été adressée et son représentant dans le Département nous traite avec mépris.

 

Le traitement des déchets serait-il, comme en Italie, tombé aux mains d’une mafia ?

 

Veut-on que les cultivateurs de notre Région rencontrent les mêmes problèmes que les producteurs de Mozzarella en Italie : baisse de 70 % de la production, à la suite de la contamination à la dioxine.

 

Les lobbies dirigeraient-ils la France ?

 

Cette décharge est une honte pour le pays car des solutions existent supprimant les décharges ici et ailleurs.

 

Pour plus d’infos, visitez le site de l’Association contre la Décharge de Saint-Escobille : http://www.adse-saintescobille.com/

 

Un habitant de Saint-Escobille, village et son école situés à 500 mètres du projet de décharge.

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Contribution d’ATTAC-Ivry-Charenton : les déchets, « toujours plus ? »

Publié par CPDP - CPDP le 7 décembre 2009

Le problème des déchets est un des questions à résoudre pour notre société, la recherche incessante de ventes croissantes signifiant aussi une croissance parallèle des déchets.
 
Comment les éliminer, c’est le problème posé au débat public sur le renouvellement de la centrale d’incinération. La seule solution est-elle d’incinérer une grosse partie des déchets ?
 
On nous présente l’argument de la « valorisation énergétique », puisque l’usine d’incinération d’Ivry est aussi une centrale qui produit, en cogénération, de l’électricité et de la chaleur (distribuée sur le réseau parisien de la CPCU).
 
Cette technologie de production d’électricité et de chaleur est certes une de celles qui a le meilleur rendement global, donc celle qui gaspille le moins d’énergie (le rendement en cogénération peut atteindre de 85 à 90 %, contre de 35 à 40 % pour une centrale thermique : dans celle-ci, la chaleur est simplement perdue, en réchauffant des rivières ou l’atmosphère, comme le font les centrales nucléaires).
 
Mais l’incinération ne se fait elle pas au détriment de la santé, et les déchets sont-ils un « bon combustible » ?
 
Depuis longtemps, la TIRU communique sur le fait que les fumées (en fait le panache visible) ce serait 99,9 % de vapeur d’eau, l’argument a été évoqué plusieurs fois dans des médias divers, répandant ainsi l’impression qu’il n’y avait pas de pollution.
 
Nous voulons qu’on mette fin à ce type d’équivoque, l’information sur les rejets doit être claire et compréhensible de tous, sans faux-fuyants.
 
Que trouve-t-on dans les bilans disponibles sur le site de la TIRU (centrale d’incinération d’Ivry) ?
(voir le Dossier d’Information du Public 2008, TIRU Ivry – pages 17 et 50)
 
ATTAC-1
Des tableaux, qui certes répondent aux prescriptions légales, mais qui ne sont guère parlants pour les personnes non averties.
 
Les mesures sont données en mg/Nm3 de fumées, c’est à dire en milligrammes par « Normaux m3 » ou m3 de fumées ramenés à 0° de température et à la pression normale.
 
Et ces mesures sont données pour un four, sachant que chaque four a un débit horaire moyen de 219.294 Nm3 par heure et qu’il y en a deux.
 
Il existe des incidents de fonctionnement, pendant lesquels les pollutions sont plus importantes. L’allumage du four donne aussi lieu à plus de pollution. Des seuils plus élevés existent, horaires ou à la demi-heure.
 
Nous demandons, pour prendre en compte l’incidence des problèmes de fonctionnement, que les poids des différents polluants, émis par jour, en kg, pour les deux fours réunis, soient donnés.
 
Ces résultats seraient compréhensibles par tous et pourraient servir à réaliser un document type « tableau de bord ».

 

La question de la vapeur d’eau a été un problème largement abordé dans le débat public

 
Les fumées seraient-elles composées à 99,9 % de vapeur d’eau ?
 
ATTAC-2bSi le panache, c’est à dire la part visible des fumées, est effectivement essentiellement composé de vapeur d’eau (avec des fines gouttelettes d’eau visibles), celle-ci ne représente que 23,4 % des fumées (et non « 99,9 % »). *
 
Le reste, majoritairement invisible, contient notamment 8,2 % de gaz carbonique, ce qui n’est pas rien à raison de 438.000 m3 de fumées rejetées chaque heure en moyenne par les 2 cheminées réunies.
 
Nous demandons que les flux mensuels de polluants, ainsi que les rejets en CO² et en vapeur d’eau, soient donnés en kg ou tonnes par mois, ce qui sera compréhensible par tous. Le volume total émis en m3 aussi serait aussi une indication claire.
 
Quant à la vapeur d’eau, comme cela représente de quoi chauffer 5.200 logements que de rendre invisible le panache, nous pensons qu’il est préférable que celui-ci reste visible.
 
Avant que les fumées ne soient lavées (1995), il n’y avait presque jamais de panache. Les fumées étaient alors plus polluantes qu’aujourd’hui. Maintenant, lavées, elles n’en contiennent pas moins, en moyenne, plusieurs tonnes par mois de dioxyde de soufre et bien plus d’une dizaine de tonnes d’oxydes d’azote (voir le tableau ci-dessus – DIP 2008 – les chiffres sont des flux de polluants mensuels moyens pour les 2 cheminées).

La question des mesures complémentaires de polluants

 
Il a été proposé que les associations réalisent par le bureau d’études de leur choix, une mesure complémentaire.
 
Nous pensons plus important de mesurer des polluants qui ne le sont pas actuellement, ou qui ne le sont pas suffisamment.
 
Ainsi, les métaux lourds (mercure, cadmium+thallium, et 9 autres métaux lourds) ne sont mesurés que 4 fois dans l’année, à l’occasion des contrôles périodiques réalisés par des bureaux d’études extérieurs. Nous proposons que ces contrôles soient plus réguliers, mensuels ou bi-mensuels, et que ceux qui peuvent l’être soient réalisés en continu.

Le problème des poussières

 
Les chiffres donnés actuellement pour les poussières sont des chiffres globaux (10 tonnes par an). Or toutes les poussières ne sont pas équivalentes en danger pour la santé. Plus des particules sont petites, plus elles sont nocives, et c’est surtout en raison de leur petite taille (0,4 millièmes de mm) que les particules ultrafines émises par les moteurs diésel sont plus dangereuses.
 
Nous demandons des mesures des poussières en fonction de leur taille, en particulier pour les poussières voisines de 10 micromètres (millièmes de mm) et inférieures (PM 10, PM 1 et plus petit).
 
Les émissions à l’échelle du nano (millionième de mm) ont encore un effet mal connu. Les industriels incluent des nanoparticules dans de nombreux produits, sans la moindre étude de leur effet sur les organismes vivants, et au mépris de tout principe de précaution. Un débat public est d’ailleurs en cours sur ces questions, par la CNDP.
 
Ce problème devra être envisagé à l’avenir au niveau des rejets de l’incinération.

Le problème des dioxines et furanes

 
Les dioxines sont une famille de composés chlorés extrêmement dangereux et cancérigènes, à des doses extrêmement faibles.
 
Or, dans les produits fabriqués actuellement, les molécules chlorées sont moins courantes, on utilise de plus en plus des molécules contenant du brome.
 
Nous demandons qu’il soit effectué des mesures des dioxines bromées ou polybromés, dont le danger fait actuellement l’objet d’études.

La question de la prévention dans le traitement des déchets

 
Nous pensons la question de la prévention des déchets essentielle, et croyons que le problème a été pris à l’envers. Au lieu de chercher d’abord à dimensionner l’usine d’élimination des déchets, pourquoi ne pas avoir élaboré dans l’ensemble des communes relevant du SYTCOM des plans de prévention se basant sur les expériences les plus avancées dans ce domaine. Il n’est pas trop tard, et cette démarche devrait être incitée.
 
L’ADEME a développé des études sur le terrain sur la manière de réduire énormément nos déchets. Utilisons-les !
 
Filières de recyclage ou de réparation des objets, réduction des déchets végétaux à la source par des composteurs à domicile ou d’immeuble, formation de « maîtres-composteurs » sont quelques pistes à étudier suivant les contextes locaux.
 
Pour que cette action se déroule au mieux, ensuite, collecte séparée des déchets fermentescibles restants pour produire un compost de qualité (et non ce qui est proposé, en partant de la poubelle actuelle, triée mécaniquement, ce qui laissera forcément des petits débris indésirables dans le compost)
 
Les déchets collectifs d’entreprise sont un secteur où le tri est facilement envisageable.
 
Développer la collecte des déchets fermentescibles des restaurants d’entreprise, des cantines scolaires, des hôpitaux mais aussi des restaurants pourrait être un point des départ pour une collecte séparée des fermentescibles.
 
Rechercher et développer de nouvelles filières de recyclage : ainsi, actuellement, en Allemagne, le polystyrène commence a être recyclé, alors qu’ici il est brûlé. Il peut être stocké en attendant la mise en route de cette filière ici, et il en est de même pour de nombreux plastiques.
 
La collecte des papiers, en particulier des papiers tels que photocopies ou documents dactylographiés dans les bureaux, des papiers divers dans les logements, peut se développer et figurer dans un plan d’élimination des déchets.
 
L’appui à des systèmes tels que l’achat en vrac des produits alimentaires (céréales, pâtes, riz, aliments secs mais aussi, pourquoi pas biscuits…) est à développer, ainsi que la consigne, abandonnée depuis des décennies.
 
En ce qui concerne la valorisation énergétique des déchets : nous reconnaissons qu’elle est préférable au gaspillage de l’énergie, et qu’il est évidemment préférable lorsqu’on brûle, de le faire en co-génération (production d’électricité et de chaleur pour alimenter un réseau).
 
Mais cela ne doit pas devenir la raison de l’incinération, et les efforts doivent viser à
la réduction au maximum de celle-ci, car les déchets, par leur composition, par les émissions qu’ils engendrent (dans l’atmosphère, dans l’eau, au niveau des mâchefers) ne sont pas un bon combustible.
 
Enfin, au niveau de l’énergie, nous ne devons pas oublier les objectifs du Grenelle de l’environnement : diviser par 2 l’émission des gaz à effet de serre en 2020 et par 4 en 2050 : cela supposera le développement de bâtiments excessivement plus économes, voire à énergie positive. Donc les besoins en chaleur doivent diminuer.

 
Le problème des déchets pour nous n’est pas anodin : il pose la question du type de développement de nos sociétés, avec la recherche incessante de croissance (de la production, des profits, des marchandises, du pillage des ressources naturelles…)
 
Nous pensons que dans le cas concret du centre de traitement des déchets d’Ivry, il est indispensable de le concevoir dans le cadre des objectifs à long terme de réduction drastique tant des déchets que des gaz à effet de serre, de la réduction de la consommation d’énergie et du gaspillage énergétique : tout ceci passant par des actions radicales tout en améliorant – et non en diminuant – notre confort et de nos conditions de vie.
 
ATTAC-3
ATTAC Ivry Charenton
Contact : attacivry@attac.org

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16 novembre : réunion sur l’intégration urbaine

Publié par CPDP - CPDP le 9 novembre 2009

La troisième réunion locale est organisée au Cinéma Quai d’Ivry à Ivry-sur-Seine le 16 novembre à partir de 20h. Elle posera la question suivante :

 

« Quelle insertion dans le quartier ? »

 

Elle traitera en priorité des options d’intégration urbaine du projet et les modalités de la reconstruction du centre.

 

Vous êtes invités dès aujourd’hui à poser les questions que vous souhaiteriez voir aborder au cours de cette réunion. Pour cela, il suffit de laisser un commentaire à cet article. La CPDP relaiera vos questions auprès des différents intervenants tout au long de la réunion.

 

Lieu de la réunion: Cinéma Quai d’Ivry, 5, Rue François Mitterrand, Ivry-sur-Seine.
Bus 325 : arrêt Bruneseau.
Métro Ligne 14 ou RER C : Station Bibliothéque François Mitterrand puis Bus 325
Bus 125 : arrêt Pont d’Ivry-Rive gauche, puis Bus 325
Horaires: 20h00-23h00

 

Plan d’accès


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Programme détaillé

 

Mot d’accueil de M. le Maire d’Ivry-sur-Seine

 

CPDP, Enseignements des réunions thématiques (15 mn)

 

1ère partie : Les propositions faites dans les trois études de faisabilité
 

Quelles sont les différentes options d’intégration du centre dans le quartier notamment en termes de hauteur de l’installation et de voies de circulation, de transports et de traitement du panache de fumées ?
 

Introduction : Présentation du cahier des charges des études de faisabilité – Syctom

 

Présentation des options mises en évidence dans les études de faisabilité
Groupements ayant réalisé les études de définition du projet : Bérim, Bonnard et Gardel, Girus (20 mn)

 

Réactions du public (20 mn)

 
Réactions par rapport à la cohérence du projet avec les projets d’aménagement des collectivités
 

Les projets pour Ivry-Port Nord : Gilles Montmory, Mairie d’Ivry (7 mn)
Le secteur Massena-Bruneseau au sein de la zac Rive gauche : François Hôte, Direction de l’urbanisme de Paris (7 mn)

 

Echanges avec le public (30 mn)

 

2nde partie : L’impact qu’auraient les travaux sur la qualité de vie des riverains

 

Quel est le calendrier du projet ? Quelles sont les dispositions envisagées pour limiter l’impact des travaux et préserver la qualité de vie des habitants ?

 

Présentation des mesures envisagées (Syctom, 10 mn)

Réactions du public (10 mn)

 

Réactions de l’association TAM-TAM (10 mn)

Echanges avec le public (40 mn)

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12 novembre : réunion sur les impacts environnementaux et sanitaires

Publié par CPDP - CPDP le 9 novembre 2009

La seconde réunion locale est organisée à l’espace Toffoli de Charenton-le-Pont le 12 novembre. Elle posera la question suivante :

 

« Quels impacts environnementaux et sanitaires ? »

 

Elle traitera en priorité des risques et des mesures pour préserver la santé publique et la qualité de vie des riverains.

 

Vous êtes invités dès aujourd’hui à poser les questions que vous souhaiteriez voir aborder au cours de cette réunion. Pour cela, il suffit de laisser un commentaire à cet article. La CPDP relaiera vos questions auprès des différents intervenants tout au long de la réunion.

 

Lieu de la réunion: Espace Toffoli, 12 rue du Cadran ou 73 rue de Paris, Charenton-le-Pont.
Métro ligne 8, station Charenton-Ecoles
Horaires: 20h00-23h00

 

Plan d’accès


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Programme détaillé

 

Mot d’accueil de M. le Maire de Charenton-le-Pont

 

CPDP, Enseignements des réunions thématiques (15 mn)

 

Quel est l’impact environnemental du centre actuel ? Quelles sont les meilleures pratiques mises en œuvre par les incinérateurs de nouvelle génération en matière de suivi environnemental ?
 

Biotox (15 mn)
Réactions des Amis de la Terre: Joerg ADAMCZEWSKI (7 mn)

 

Réactions du public (30 mn)

 

Quelles garanties peuvent être apportées aux riverains des installations ? Comment les associer à son suivi ? Quelle gouvernance locale ?

 

Quelles mesures sont envisagées par le Syctom ? Syctom (15 mn)

 

Réactions et propositions d’un membre de la CLIS d’Isséane
Michel Riottot, Président d’environnement 92 (7 mn)

 

Echange avec le public (60 mn)

 
Présence dans la salle de M. Hubert ISNARD, Cellule interrégionale d’épidémiologie d’Ile-de-France.

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