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Communiqué Presse des 8 Associations : le président du SYCTOM sourd aux inquiétudes et propositions des citoyens

Publié par Adamczewski le 27 décembre 2009

Voici un communiqué presse du collectif d’associations participant au Débat Public, diffusé le 21.12.09 suite à la réunion de clôture. Les associations de ce collectif sont : A suivre, ATTAC Ivry-Charenton, CLCV-Ivry (Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie), CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets), Les Amis de la Terre, Passerelles, Rudologie & co, TAM-TAM.

 

Communiqué de presse                                                                     21 décembre 2009

 

Débat public d’Ivry-Paris XIII : le président du SYCTOM de l’agglomération parisienne, sourd aux inquiétudes et propositions des citoyens

 

A l’issue de 4 mois de réunions publiques sur le projet de reconstruction de l’incinérateur et sur la construction d’une usine de méthanisation (production de biogaz à partir des déchets organiques), le Syctom (syndicat de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne), porteur du projet, a présenté ses conclusions du débat. Résultat: le projet initial reste inchangé. Une seule petite avancée, la réalisation d’une étude sur les gros gisements de déchets organiques (restaurants, marchés, cantines, fleuristes…). ces déchets pourraient ainsi à terme faire l’objet d’une collecte spécifique en vue de leur méthanisation et de la production de compost.

 

L’attitude du Syctom est intolérable. Pour les habitants et les associations, l’incompréhension et la déception dominent, après avoir participé sans relâche aux réunions, rédigé 15 cahiers d’acteurs et posé plus de 280 questions sur le site internet du débat public (www.debatpublic-traitement-dechets-ivry.org). Les principales inquiétudes portaient sur le maintien de l’incinération, activité officiellement reconnue comme polluante et présentant potentiellement des risques sanitaires, ainsi que sur le tri industriel des ordures résiduelles avant méthanisation.

De plus, les associations ont vivement critiqué l’absence de politique volontariste du Syctom et de ses 84 communes membres, pour réduire les déchets et améliorer le fonctionnement des collectes sélectives (tri par les habitants et les entreprises) ainsi que le recyclage.

 

La région Ile de France est tristement célèbre pour son grand nombre d’incinérateurs et son retard sur le recyclage. Avec le projet du Syctom, ce retard va encore s’accentuer, au mépris des aspirations des Franciliens de plus en plus soucieux des questions écologiques, et au détriment de leur qualité de vie.

 

Pour les associations locales, désormais constituées en collectif, la mobilisation ne fait que commencer. La construction de la nouvelle usine d’Ivry ne démarrerait que dans 5  ans. Le temps de prouver par la pratique que les alternatives à l’incinération fonctionnent et qu’une nouvelle politique de gestion des déchets, basée sur les 3 priorités que sont la réduction des déchets (moins d’emballages, moins de « jetable »), la réutilisation des objets (troc, ressourcerie…) et le recyclage (des papiers, cartons, plastiques, verres…) doit désormais être généralisée.

 

 

 

Contacts :

 

CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets)

Sébastien Lapeyre – Directeur

01 55 78 28 65 – sebastien@cniid.org

 

Association Passerelles

Anne Connan – Présidente

01 49 60 87 98 – passerelles-asso@orange.fr

 

 

21 décembre 2009

 

 

Plate-forme du collectif d’associations

participant au Débat Public sur la transformation

du centre de traitement des déchets d’Ivry-Paris XIII

 

 

 

Les associations A suivre, ATTAC Ivry-Charenton, CLCV-Ivry (Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie), CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets), Les Amis de la Terre, Passerelles, Rudologie & co, TAM-TAM adressent au maître d’ouvrage les propositions suivantes :

 

1 – La prévention ou réduction des déchets (en quantité et en nocivité), reconnue comme « la priorité n°1 » par le SYCTOM lui-même, doit guider les hypothèses de dimensionnement du projet.

Ainsi, un projet alternatif doit être défini sur la base d’une mise en œuvre ambitieuse des objectifs et priorités de la directive européenne sur les déchets et du Grenelle de l’environnement qui sont :

-          la réduction des déchets ;

-          la réutilisation des objets ;

-          le recyclage des papiers, cartons, plastiques, verre…

Et ensuite :

-          la méthanisation

Et en dernier recours :

-          l’incinération ;

-          la mise en décharge.

 

2 – Nous demandons au SYCTOM de financer une étude en fonction des priorités définies par les politiques publiques afin de revoir la nature et le dimensionnement du centre d’Ivry.

 

Cette étude, en amont de l’établissement du cahier des charges du projet, définira la politique volontariste de prévention et de recyclage à mettre en oeuvre sur le bassin versant de l’usine d’Ivry et évaluera les coûts d’opérations de réduction des déchets, de réemploi, de développement des collectes sélectives et de recyclage.

Elle envisagera  les incidences de ces mesures sur le coût du traitement des ordures ménagères et sur le bilan carbone comparatif avec le projet d’incinération et de méthanisation proposé actuellement par le SYCTOM.

 

 

3 – Nous rejetons un projet centré sur l’incinération et le chauffage urbain car cette logique :

-          justifie et pérennise l’incinération qui est productrice de déchets et de rejets dangereux pour l’environnement et la santé et qui est très fortement émettrice de gaz à effet de serre ;

-          nuit au développement des énergies renouvelables et aux économies d’énergie dans le bâti ;

-          nuit au recyclage puisque les déchets de type papiers, cartons, ou plastiques sont aussi ceux qui ont un fort pouvoir calorifique et sont indispensables à l’incinération.

 

4 – Nous demandons l’abandon du Tri Mécano-Biologique (TMB) afin de privilégier la collecte sélective des bio-déchets et prioritairement celle des sources importantes (cantines, restaurants, hôpitaux…).

 

En effet, le compost issu du TMB n’est pas de qualité suffisante et présente un risque de pollution ce qui empêche son utilisation en agriculture où il est majoritairement refusé.

De plus, le TMB décourage le geste de tri et nuit aux nouvelles filières de tri et de recyclage qui sont amenées à se développer dans les années à venir.

 

5 – Le respect du stockage maximum autorisé de biogaz en milieu urbain ne doit pas conduire à incinérer les déchets qui pourraient être méthanisés.

 

C’est au contraire le gisement de bio-déchets qui  doit déterminer les unités de méthanisation à construire à Ivry ou ailleurs. En outre, des garanties fortes doivent être apportées en ce qui concerne les nuisances de la méthanisation en milieu urbain dense, basées sur :

-          des résultats d’études sur les impacts sanitaires ;

-          des retours d’expériences en France et à l’étranger.

 

6 – Afin de poursuivre le dialogue sur ces différents points, nous demandons la création d’un Comité permanent de concertation (CPC), avec un garant indépendant, dès la fin du débat public, conforme à la charte ministérielle de 1996.

 

Cette charte du Ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire a été expérimentée avec succès par la Ville de Paris pour l’aménagement de Paris Rive Gauche d’une part, des Halles d’autre part. Cette demande de création d’un CPC, qui relaiera le débat public organisé par la CNDP, a fait l’objet d’un courrier détaillé adressé à la CPDP le 22 novembre 2009 ainsi qu’aux élus des communes du SYCTOM avant la réunion de clôture.

 

7- Enfin, nous acceptons de participer au Comité d’élaboration du plan de prévention des déchets du SYCTOM – qui doit démarrer début 2010 – aux conditions suivantes :

-          mise en œuvre du CPC avec un garant indépendant ;

-          allocation d’un budget basé sur les préconisations de l’ADEME, strictement alloué à la politique de prévention, à l’exclusion de la thématique de la valorisation des déchets.

-          engagement sur un programme d’implantation de ressourceries sur toutes les communes du Syctom.

-          engagement du déploiement d’une équipe du Syctom chargée de la mobilisation citoyenne pour l’amélioration du tri et la prévention.

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Changements Climatiques : l’Incinération fait Partie du Problème et non de la Solution

Publié par Adamczewski le 24 décembre 2009

Certains intervenants du débat ont présenté l’incinération des ordures ménagères avec production de chaleur comme un moyen de réduire l’émission des gaz à effet de serre et donc lutter contre les changements climatiques.

 

Nous tenons à préciser que l’incinération contribue au réchauffement climatique, à la fois par l’émission d’importantes quantités de gaz à effet de serre, et en réduisant l’incitation à la prévention et au recyclage, qui sont des moyens efficaces de réduire l’impact climatique de notre consommation.

 

Le pouvoir calorifique des déchets ménagers dépend essentiellement des matériaux recyclables (papier, carton, plastiques). Ils sont incinérés, plutôt que recyclés aujourd’hui :

-          à cause des insuffisances de tri : 52 % des ordures ménagères résiduelles (la poubelle « verte »)  traitées par le Syctom sont des matériaux recyclables, et par exemple une très grande partie du gisement des cartons sur le territoire du Syctom est incinéré au lieu d’être recyclé,

-          à cause des insuffisances du recyclage : par exemple presque tous les plastiques sont recyclables, mais seulement les bouteilles et flacons en polyéthylène sont actuellement recyclés en France (contrairement à d’autres pays).

Le Syctom reconnaît dans son rapport 2008 qu’il n’y a que 2 % de déchets combustibles et non recyclables dans les ordures ménagères résiduelles;

 

Les effets sur le climat illustrent et justifient la hiérarchie dans les modes de traitement des déchets :

 

Prenons l’exemple d’un jouet en plastique fabriqué en Asie. La fabrication, le transport et la vente de cet objet ont consommé une quantité importante d’énergie (sans parler des matières premières, de la pollution engendrée etc.). Le pouvoir calorifique du plastique ne représente qu’une toute petite partie de cette énergie. Après quelques semaines ce jouet ne plaît plus à son utilisateur et finit à la poubelle.

1)    Une meilleure réflexion de la part du consommateur (ou de ses parents) aurait pu éviter cet achat peu utile et donc économiser la totalité de l’énergie et des gaz à effet de serre (et des autres impacts environnementaux) : la prévention.

2)    Le don, ou la revente de ce jouet encore en parfait état prolongera sa durée de vie et d’utilisation et évitera donc l’achat de jouets neufs avec leur impact énergétique et environnemental : la réutilisation.

3)    Le recyclage du plastique permet de récupérer une partie important de son énergie. Un jouet en plastique peut tout à fait être recyclable, mais n’est malheureusement pas recyclé en France aujourd’hui.

4)    L’incinération de ce jouet dans un incinérateur équipé pour la production d’électricité ou le chauffage urbain ou industriel permet aussi de récupérer une partie de son énergie, mais nettement moins que le recyclage. Contrairement à la réutilisation, au recyclage ou même à la mise en décharge, l’incinération relâche immédiatement dans l’atmosphère, le carbone d’origine fossile, contenu dans le plastique, sous forme de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre.

 

En conclusion : travaillons à la prévention, à la réutilisation et au recyclage et réduisons la capacité en incinération pour protéger le climat !

 

Pour plus d’information :

www.cniid.org/espace_mailing/documents/20090930_DP_Cniid_Incineration_rechauffe_climat.pdf

www.stoptrashingtheclimate.org (en anglais)

www.foe.co.uk/resource/reports/changing_climate.pdf (en anglais)

 

Bien cordialement & bonnes fêtes

 

 

J. Adamczewski

Les Amis de la Terre

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L’incinération des déchets détruit des emplois qui pourraient être créés dans les activités de prévention et de recyclage

Publié par Annelaure Wittmann le 24 décembre 2009

Plusieurs acteurs publics de premier plan reconnaissent que le recyclage des déchets est une filière fortement créatrice d’emplois :
- selon la Commission Européenne « le traitement de 100 000 tonnes de déchets par le recyclage crée 200 emplois, mais seulement 20 à 40 emplois s’ils sont incinérés et 10 s’ils sont mis en décharge » (1) ;
- un rapport de l’ADEME abonde dans le même sens « le recyclage est plus pourvoyeur d’emplois que les filières d’incinération et de mise en installation de stockage » (2)
 

Ainsi, la hiérarchie des modes de gestion des déchets de la directive cadre européenne et de la Loi Grenelle reflète également le nombre d’emplois dans chaque secteur, de manière décroissante : les plus gros gisements d’emplois se situent dans le domaine de la prévention, les plus faibles dans la mise en décharge.
 

Selon la FEDEREC (Fédération des Entreprises du Recyclage), la récupération emploierait 30 350 salariés en 2006. Selon les estimations de l’ADEME, les activités de recyclage emploieraient 11 710 salariés et rapporté au nombre d’emplois du secteur des matières premières au taux de matières secondaires incorporées, près de 60 000 emplois dépendraient du recyclage. L’ADEME estime également « qu’un nombre d’emplois significatif dans le domaine de la collecte, du tri et de la récupération existe dans les associations et entreprises d’insertion. » (2)

Ces chiffres sont appelés à augmenter.

En effet, un projet de rapport du Comité national de pilotage du plan de mobilisation des territoires et des filières sur le développement des métiers de la croissance verte, remis en décembre 2009 à la Secrétaire d’Etat Valérie Letard, a estimé les bénéfices financiers et en termes de création d’emplois qui résulteraient de l’application des objectifs de la loi Grenelle sur les déchets:

« La réduction de 7 % des ordures ménagères et assimilées produites par habitant permettra de maîtriser tant l’augmentation des déchets induite par la croissance démographique française que celle des coûts de collecte et de traitement correspondants. A partir de 2015, les gains en coûts évités s’élèveraient à plus de 200 M€ par an. Sur la période 2009-2015, les recettes fiscales liées à l’engagement 245 du Grenelle , devraient contribuer à financer un programme de prévention et de recyclage d’environ 1 Md€. L’atteinte de l’ensemble des objectifs de prévention et de recyclage des déchets permettra de détourner, d’ici 2015, environ 10 millions de tonnes de déchets (ménagers ou d’entreprises) de la mise en décharge et de l’incinération, d’une part en réduisant de 2 millions de tonnes la production d’ordures ménagères et assimilées qu’auraient collectées et traitées les collectivités locales (effet prévention), et d’autre part en en dirigeant 8 millions de tonnes vers le recyclage et le compostage. (…)

(…) L’ADEME évaluait à environ 2000 le nombre des nouveaux emplois déjà pourvus de la nouvelle filière DEEE, appelée à se développer rapidement. C’est sur cette branche du recyclage et de la récupération des déchets que l’impact emploi du Grenelle se ferait le plus sentir dans ces conditions de forte activité de cette filière : il se traduirait par la création d’environ 7500 nouveaux emplois d’ici 2015.

(…) Sur le secteur des déchets, la mise en œuvre des engagements du Grenelle pourrait susciter la création d’environ 14 000 emplois, principalement axés sur les métiers de la prévention et du recyclage, de la valorisation organique et de la précollecte.(3)

 

Plusieurs rapports soulignent également que les modes de traitement des déchets (en particulier le tri) tendent à être de plus en plus sophistiqués et mécanisés. Cela amène logiquement à des suppressions d’emplois ; il est donc important que les employeurs du secteur des déchets et les syndicats réfléchissent à des stratégies de reconversion dans le secteur encore largement inexploré de la prévention des déchets.
 

Selon Hervé Pernin, Coordinateur Déchets à l’ADEME Ile-de-France : « La prévention des déchets peut conduire à de nouveaux métiers. Le chargé de mission prévention des déchets, employé par les collectivités ou les syndicats de gestion des déchets, est un métier émergent et d’avenir. Le composteur, employé par une collectivité ou une association, allie quant à lui des compétences en éducation et en formation à des connaissances en agronomie et en biologie. L’activité de « réparation » peut être aussi rapportée à la prévention des déchets. » (4)
 

Le rapport remis par le Comité national de pilotage du plan de mobilisation des territoires et des filières sur le développement des métiers de la croissance verte a tenté de chiffrer ce que ces nouveaux métiers de la prévention des déchets représenteraient en termes d’emplois:

« La priorité accordée à la prévention devrait conduire en outre à l’émergence ou au développement des marchés du conseil, de la réparation, de la location et du réemploi ou de marchés existants :
• marché du conseil pour accompagner les changements de comportements des citoyens (ambassadeur de la prévention par exemple) et les changements dans les modes de production (développement de l’éco-conception pour des produits faiblement générateurs de déchets par exemple) ; Il s’agit d’une filière en émergence. (…) L’ADEME prévoit à l’horizon 2012 la création dans les collectivités locales de 1300 emplois sur les 2 nouveaux métiers suivants : ambassadeur de la prévention (…) et animateur de plan de prévention des déchets (…).
• marché de la réparation pour permettre de prolonger la durée de vie des produits (réduction des déchets, économies de ressources,…). Ce marché, en 2004, représentait plus de 450 000 emplois. Si la réparation automobile représente la moitié de ces emplois, il est intéressant de noter que la réparation des cycles arrive en 3ème position suivie par la réparation des autres biens d’équipement. (…)
• marché de la location pour intensifier l’usage de biens/produits à usage occasionnel (économies de ressources) qui à terme pourrait être lié au développement de l’économie de la fonctionnalité (j’achète des cycles de lavages et non plus une machine à laver) » (3)

(1) Source: Communication de la Commission Européenne au Conseil Européen, au Parlement Européen, au Conseil Economique et Social Européen et au Comité des Régions, COM(2005) 666 final, Taking sustainable use of resources forward: A Thematic Strategy on the prevention and recycling of waste, 32 pages.
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/en/com/2005/com2005_0666en01.pdf
 

(2) Source : chiffres cités dans Document de réflexion pour l’élaboration d’une stratégie de développement du recyclage en France, Rapport final, juillet 2008, Etude réalisée pour le compte de l’ADEME par ERNST & YOUNG – Eric MUGNIER, 128 pages.
http://www.lorraine-reel.net/documents/Rapport_complet_strategie_recyclage[1].pdf
 

(3) Projet de rapport du comité de filière eau, assainissement, déchets et air du Comité national de pilotage du plan de mobilisation des territoires et des filières sur le développement des métiers de la croissance verte, décembre 2009, rapport à Valérie Létard, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre d’Etat, Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, 30 pages.

(4) Observatoire francilien des emplois de l’environnement, Emplois de l’Environnement, constats et tendances en Ile-de-France, novembre 2009, 20 pages.
http://www.tee-idf.net/images-documents/prod/TEEIDF_Emplois_environnement_Ile_de_France.pdf

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Plus de plastiques peuvent être recyclés au lieu d’être incinérés: étude ADEME & Eco-Emballages

Publié par Adamczewski le 17 décembre 2009

Une étude pilotée par l’Ademe et Eco-emballages sur la demande des associations a démontré qu’il est possible d’un point de vue technique et économique et surtout pertinent d’un point de vue environnemental, de recycler d’autres emballages en plastique que les seuls bouteilles et flacons. Une telle approche souhaitable va encore réduire les besoins en capacité d’incinération et rendre le projet proposé par le Syctom encore moins pertinent.
 
Vous trouvez un communiqué presse des Amis de la Terre, du CNIID et de Agir sur l’Environnement sous :
http://www.cniid.org/espace_mailing/cp_20091216_Cniid_AdT_APE_recyclage_plastiques.htm
 
Les notes de synthèse des volets techniques et comportementaux des cette étude peuvent être consultés sur le site web de Eco-emballages :
 
http://www.ecoemballages.fr/presse/
 
Cordialement
 
 
 
J Adamczewski
 
Amis de la Terre

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Tri des ordures ménagères

Publié par BECERRA MICHELE le 9 décembre 2009

Bonjour,
 
Ma question porte sur le tri des ordures ménagères : pourquoi ne pas les scinder encore plus ?
 
Il est question du plastique : pots de yaourts, petits suisses,  tous les emballages de fromages, plateaux de viande en barquettes (la viande au détail étant trop chère pour beaucoup de bourses), les feuilles recouvrant ces barquettes,  etc… enfin tout ce qui est PLASTIQUE et ne garder que les déchets légumiers ou fruitiers qui fourniraient un excellent compost. Je crois d’ailleurs avoir vu, à la télévision, certains endroits où ce tri a été mis en pratique. Cele soulagerait l’incinération ou l’enfouissement. Évidemment, la question se pose de savoir quoi en faire ?
 
Ce n’est qu’une simple suggestion, maintenant pour une mise en pratique …..

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Contribution de la CLCV : Informer, sensibiliser nos concitoyens au tri et au recyclage

Publié par CPDP - CPDP le 18 novembre 2009

CLCV
ASSOCIATION CLCV
CONSOMMATION LOGEMENT CADRE DE VIE

 
INFORMER SENSIBILISER NOS CONCITOYENS AU TRI ET AU RECYCLAGE
 
La CLCV fait partie des 8 associations qui ont demandé une expertise complémentaire en espérant que celle-ci amène à une révision du projet du Syctom.
Le problème de la prévention des déchets, du tri et du recyclage est en effet au cœur du problème de la reconstruction d’une nouvelle usine de traitement des ordures ménagères à Ivry –Paris XII que le projet du Syctom chiffre à 600000 tonnes.
 
Dans cette contribution nous nous contenterons donc de faire des constats sur la situation face aux déchets et ferons des suggestions pour les réduire.

Réduire les déchets doit être une priorité…

 
Introduire le débat public sur le projet « centre Ivry Paris XIII : projet de valorisation organique et énergétique des ordures ménagères » n’est pas une incitation au « produire moins ».
 
Dans le projet du Syctom cet aspect là n’apparait pas assez à notre avis. Une politique volontariste de réduction des déchets telle qu’affichée par la directive cadre européenne, le Grenelle de l’environnement ou le Plan Régional d’élimination des déchets (PREDMA) ne semble pas avoir été suffisamment prise en compte.
 
Dans le cadre de la semaine des déchets, la CLCV organise des actions pour sensibiliser les consommateurs aux emballages souvent inutiles. Décompte tes déchets : ainsi il est proposé à la sortie de grandes surfaces de supprimer cartons et plastiques superflus en les mettant dans un autre charriot. La stupéfaction est toujours grande devant le résultat. Une autre action Chariot gachis consiste à choisir des produits identiques mais en conditionnement différents. A la sortie une comparaison de prix et de volume des emballages est fait. Là aussi la prise de conscience se fait…
 
Actions à répéter pour une sensibilisation permanente.
 
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Les emballages et suremballages sont à combattre. Influer sur les fabricants et industriels ainsi que sur ECO EMBALLAGES n’est pas en notre pouvoir… Il faudra une prise de conscience des consommateurs, pour que ce soit une mobilisation générale qui oblige un autre mode de présentation des objets.

Faire le tri pour permettre le recyclage

 
La sensibilisation au tri doit être menée plus efficacement.
Les ambassadeurs du tri avaient pour tâche d’expliquer le pourquoi du tri et comment le faire.. Ces postes ont été supprimés dans beaucoup de villes. Dommage car le relâchement des usagers quant au geste de trier est palpable !
ECO EMBALLAGES lors d’une séance de débat public a affirmé être prêt à financer des postes de ces ambassadeurs.
La CLCV demande donc aux maires concernés par le projet de créer ces postes d’ambassadeurs du tri.
Un exemple intéressant : La ville de Cannes par exemple, a décidé de former les gardiens d’immeubles à la pratique du tri avec l’appui des professionnels de l’immobilier, son syndicat de traitement des ordures ménagères le SIVADES et le centre de formation Estrella. Depuis 2008, 150 gardiens sont désormais incollables sur les consignes de tri de leur commune grâce à quelques jours de formation et des visites de terrains (centre de traitement de déchets). L’intérêt est bien sûr de diffuser les consignes de tri au plus près des habitants via les gardiens. « Notre partenaire à Cannes, le Sivades, a réalisé une étude pré et post-formation qui est très encourageante puisqu’en moyenne le volume de déchets triés a augmenté d’environ 6 à 8% après la formation », explique Benoit Jarry de la société Estrella. « La qualité du tri s’est elle aussi améliorée, ce qui signifie que le message délivré aux gardiens sur les gestes de tri et sur le relais de l’information auprès des résidants fonctionne parfaitement », ajoute-t-il.
Forte de ce succès, la société de formation s’apprête à former les gardiens de Nice, Marseille, Le Mans, Chartres et Paris. Ainsi plus de 1.500 gardiens parisiens seront formés en un peu plus d’un an en partenariat avec le Syctom et la Direction de la collecte et de l’eau de la mairie de Paris. « Nous adaptons notre formation au type de tri mis en place dans chaque commune, ce qui est d’ailleurs un véritable casse-tête pour nous », précise Benoit Jarry.
 
Une chose qui peut être faite immédiatement c’est l’affichage dans les locaux vide-ordures et sur les containers… les usagers nous disent ne pas savoir ce qu’ils doivent faire des barquettes qui servent à emballer les aliments ainsi que les plastiques rigides ou souples qui entourent beaucoup d’achats.
Nous demandons au Syctom que ces affichettes soient revues pour permettre un tri plus
facile et plus efficace…
Par ailleurs les efforts de pédagogie auprès des scolaires ne sont pas assez systématiques. Un rappel aux écoles de la possibilité de visites du centre de tri peut aider à la sensibilisation

La collecte des déchets de cuisine pour faire du compost

 
En France depuis le Grenelle de l’environnement des initiatives se multiplient à Lorient, à Angers , Lille, Rennes et certains quartiers de Paris par exemple. On ne peut que se réjouir et œuvrer pour qu’elles ne restent pas des cas isolés.
 
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Pour collecter un maximum de déchets, l’ensemble des 90.000 foyers de l’agglomération de Lorient, même les habitats collectifs, ont été équipés de « bio-seaux » à installer dans les cuisines, de sacs biodégradables et de conteneurs spécifiques pour les bio déchets. La taille des conteneurs pour les ordures résiduelles a parallèlement été réduite pour inciter au tri. La collecte a officiellement débuté en 2003 et depuis les résultats sont au rendez-vous : « depuis deux ans les volumes collectés augmentent de 7 à 8% par an et nous avons récupéré en 2008, 7.000 tonnes de bio déchets soit 38 kg/hab/an », explique Olivier Catalogne
Côté qualité, l’agglomération est également satisfaite car le taux d’indésirable est faible : entre 1 et 6% du poids selon les quartiers. De plus, il n’y a pas eu un transfert trop important des déchets verts habituellement déposés en déchetterie vers les bio déchets. Les déchets de cuisine représentent 60% des bio déchets.
 
http://www.actu-environnement.com/ae/news/tri_biodechets_lorient_6644.php4
http://www.actu-environnement.com/ae/news/gestion_dechet_immeuble_8135.php4
 
A la question posée lors d’un débat public : « la directive cadre 2008 de l’UE demande une collecte séparée des bio déchets en vue de leur compostage. Pourquoi cette option a-t-elle été écartée par le SYCTOM au profit d’un tri mécano biologique industriel ? » le SYCTOM a répondu :
« L’option n’a pas été écartée puisque le SYCTOM souhaite encourager la collecte de bio déchets auprès des collectivités adhérentes (ce sont ces collectivités qui exercent la compétence collecte et qui ont donc la possibilité de mettre en œuvre une telle collecte séparative ;)… Cependant, en raison du tissu urbain dense, la collecte séparée des bio-déchets sur le territoire du SYCYOM apparait difficilement réalisable à grande échelle et à court terme… »
 
ALORS QUELLE VILLE D’ILE DE FRANCE SE LANCERAIT DANS UNE EXPERIENCE ANALOGUE A CELLE QUI EST RELATEE CI-DESSOUS ???
 
A Curitiba au Brésil depuis 1989, 2 programmes ont été lancés ; « lixo qui nao é lixo » « les déchets ne sont pas des déchets » et « Cambio vert » « échange vert ».
La Municipalité récompense toute personne qui lui apporte des ordures ou la fraction organique a été séparée du reste des déchets. Deux fois par semaine, des camions sillonnent la ville et réceptionnent les paquets de papier, de verre ou de plastiques préparés par les habitants. En échange de 4 kg d’ordures triées, on peut recevoir 1 kg de légumes frais ou encore un ticket de bus ou d’opéra. Les enfants reçoivent du matériel scolaire, des friandises à Pâques et des jeux à Noël.
 
Ne croyez pas qu’il s’agit d’une toute petite ville. Curitiba compte plus d’ 1780 000 habitants (CURITIBA : capitale écologique du Brésil, vous pouvez consulter sur internet http://www.ippuc.org.br/).

Donner une deuxième vie aux choses

 
Lorsqu’on circule dans les rues, on est effaré par tout ce qui se jette mais qui pourrait encore servir.
Le service des mairies qui ramasse les encombrants porte-t-il aux associations qui récupèrent, retapent parfois, et revendent tous les objets qui peuvent être vendus à bas prix ? Il est certain que c’est lors du ramassage qu’une sélection doit être faite. Il ne semble pas qu’actuellement le ramassage avec les gros engins se préoccupe de l’état de ce qu’il ramasse et ce qui est en bon état reçoit certainement le même sort que les encombrants inutilisables au premier coup d’œil.
Dans une période de crise où l’on prêche l’économie et le soutien aux personnes en état de précarité, la filière de la 2ème vie aux choses doit être encouragée et le tonnage diminuera si on organise la collecte et le tri spécifique vers une organisation du type « ressourcerie ».
Des conventions avec des associations spécialisées (genre Emmaüs) ou des établissements d’enseignement technique pour remettre en état les objets peuvent être passées par les Municipalités.
 
La CLCV regrette que le Maitre d’Ouvrage propose une solution sans variante.
La CLCV estime que la transparence financière doit être de mise et que la rigueur ne peut être négligée.
 
Si vous n’avez pas lu «  Déchets ménagers » de Dany Dietmann, faites- le. Vous apprenez là, d’une façon simple tous les enjeux autour de l’incinération.
 

Contacts

Association Consommation Logement, Cadre de vie (CLCV)
-Fédération Val de marne : 1, Rue François Mauriac CRETEIL, valdemarne@clcv.org
-Union Locale Ivry : 19 rue Pasteur IVRY SUR SEINE
-Union Régionale IDF : 26, rue Bertillon 75014 PARIS, 0811953041 (pris d’un appel local), clcv.ur.idf@gmail.com
 
Créée en 1952, voulue et maintenue indépendante de toute influence, politique ou religieuse, la CLCV intervient, au niveau national et local, sur tout ce qui concerne la défense des consommateurs (agrément en 1975), la représentation des locataires (agrément en 1982), l’éducation complémentaire de l’enseignement public (agrément 1996).
La CLCV c’est 400 associations locales, 50000 heures par an d’accueil, d’écoute et d’information des consommateurs et usagers.
Reconnue au plan national, la CLCV est aussi un membre influent du Bureau Européen des Unions de Consommateurs (depuis 1991) et de Consumers International (depuis 1994). La CLCV est particulièrement active dans tous les secteurs qui intéressent la vie quotidienne des consommateurs notamment le cadre de vie. Elle participe aux réunions de concertation sur le centre des déchets d’ Ivry Paris XIII.

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Continuons à débattre des politiques de prévention et d’amélioration du tri et du recylage

Publié par CPDP - CPDP le 6 octobre 2009

La CPDP a résumé les principaux enseignements de la réunion thématique du 1er octobre. Cette réunion portait sur les effets des actions de réduction du volume des déchets et d’amélioration quantitative et qualitative du tri sur le gisement de déchets du Syctom.

 

Ce document est soumis à vos commentaires. Pour cela, cliquez sur l’image ci-dessous, sélectionnez un passage du texte avec votre souris, puis cliquez sur "Ajouter" dans la colonne de gauche. La CPDP prendra en compte vos commentaires avant de publier une version finale de ce document, qui sera intégré au compte-rendu final du débat.

 

Enseignements du débat
Les enseignements de la réunion du 1er octobre

 

Les extraits vidéo complets, les présentations des intervenants, le verbatim de la réunion et sa synthèse, sont disponibles ICI.

 

Parmi les faits marquants de la réunion qui nous invitent à poursuivre le débat en ligne, nous pouvons citer Francis Chalot, consultant en prévention des déchets, qui rappelle qu’une multitude d’actions est possible pour réduire la quantité de déchets, et qu’elles impliquent un grand nombre d’acteurs: citoyens, industriels, grande distribution, organismes de recyclage, collectivités locales, etc. Les efforts de chacun d’entre eux sont salués, mais le public continue de s’interroger sur les raisons qui pourraient les empêcher d’aller plus loin. On peut citer pour exemple la question de Chantal Duchene, adjointe au maire d’Ivry, adressée aux industriels: pourquoi ne pas indiquer sur l’emballage la poubelle à laquelle un produit est destiné ?

 

Question de Chantal Duchene

 

Le débat s’inscrit de manière plus spécifique en Ile-de-France. Il est donc l’occasion de nous interroger sur l’ambition des politiques de prévention, d’amélioration du tri et du recyclage en région Parisienne, ce qui faisait l’objet de la seconde table ronde. A ce sujet, nous pouvons mettre en perspective l’intervention de Dider Dely qui présente les actions menées à Paris et celle de Mathieu Hestin qui introduit le cas, considéré comme exemplaire, de la ville de Vienne. Quelles politiques de prévention pouvons-nous mener en Ile-de-France ?

 

L’exemple de Vienne (Autriche): Mathieu HESTIN – BIO Intelligence service

 

Didier DELY – Ville de Paris

 

Enfin, nous pouvons rappeler que la réunion thématique avait pour objectif d’apporter un éclairage sur les politiques de prévention, et d’évaluer leur impact sur le projet du SYCTOM. Quel sera l’impact de ces politiques de prévention sur le volume de déchets à traiter en 2020, 2030 et 2040 ? Comment les prendre en compte dans le dimensionnement du nouveau centre de traitement qui a soumis au débat ? Telles étaient les interrogations relayées auprès du SYCTOM en fin de réunion. Continuons à en débattre sur ce blog.

 

Questions des internautes et de la Commission relayées auprès du SYCTOM

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Synthèse des questions posées pour la réunion du 1er octobre

Publié par CPDP - CPDP le 1 octobre 2009

Voici une synthèse des contributions des internautes et des questions posées au sein de notre système questions-réponses qui sont en rapport avec le thème de la réunion du 1er octobre sur la prévention et le recyclage.
 
Michel R., Yoan et Frank se demandent si le projet est compatible avec une réduction du volume des déchets initiée par le plan déchets du Grenelle de l’environnement. Avons-nous intérêt à construire un nouveau centre de traitement alors que notre production de déchets devrait décroître d’ici 2020-2040 ? Ne risque-t-on pas être en surcapacité de traitement ?
 
Andrée P., Michel R., Laubier et Nadine H. s’interrogent sur les actions menées par les industriels et la grande distribution, notamment à l’initiative des pouvoirs publics, car les consommateurs sont dépendants des sources d’approvisionnement. Ces acteurs sont-ils prêts à supprimer les emballages inutiles (alors que les fabricants parcellisent de plus en plus les produits, que la grande distribution craint les vols…) ? Quelles sont les actions concrètes menées avec ces acteurs, y compris au niveau local (exemple du Carrefour d’Ivry) ?
 
Sommes-nous capables de changer nos comportements, se demande P. Bardou, afin de ne pas souiller les produits à recycler, et limiter ainsi les « refus de tri » ?
 
P. Bardou demande si il est possible d’améliorer le taux de recyclage dans des milieux urbains denses. Brigitte E. souligne que dans certaines tours du 13e, il n’a pas été possible d’aménager des containers jaunes (pour papier, plastiques etc.) faute de place.
 
Jocelyn P. souhaite connaître les moyens, notamment financiers, que le SYCTOM dédie aux actions de prévention. Cette question avait été posée par Annelaure Wittmann des Amis de la Terre lors de la réunion d’ouverture.
 

Question de Annelaure Wittmann, des Amis de la Terre, réunion du 22 septembre
 
Nous pouvons nous étonner, comme nous y invite Christine G., des volumes relativement faibles de recyclage que le SYCTOM prévoit dans son projet.
 
J. Adamczewski (Amis de la Terre), benoît et Frank s’interrogent sur le rapports qu’entretiennent incinération et prévention. Pourquoi brûler le contenu des poubelles noires sans les trier, alors que la majorité des citoyens y jettent des matériaux recyclables (plastiques, journaux, cartons, verre, piles…)? N’y a t-il pas des intérêts économiques contradictoires entre la prévention et le recyclage des déchets et la filière incinération (parfois qualifiée d’aspirateur à déchets) qui nécessite un volume minimal de déchets pour fonctionner et être rentable ? Est-ce que les incinérateurs du SYCTOM brûlent parfois des papiers et cartons issus de collecte sélective, dans quelle quantité et avec quel impact sur le rendement énergétique de l’incinérateur ? Qu’en sera-t-il pour le nouveau centre ?

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1er octobre: réunion thématique sur la prévention et le recyclage, salle Mas (Paris XIII) et en direct sur Internet!

Publié par CPDP - CPDP le 25 septembre 2009

Une première réunion thématique de portée générale est organisée le 1er octobre. Elle posera la question suivante:

 

« La prévention et le recyclage sont-ils suffisamment développés ? »

 

Elle traitera prioritairement des effets des actions de réduction du volume des déchets et d’amélioration quantitative et qualitative du tri sur le gisement de déchets du Syctom. Le programme de la réunion est détaillé en fin d’article.


Vous êtes invités dès aujourd’hui à poser les questions que vous souhaiteriez voir aborder au cours de cette réunion. Pour cela, il suffit de laisser un commentaire à cet article. Un temps vous est consacré au début de la réunion: la CPDP relaiera vos questions et commentaires.

 
Lieu de la réunion: Salle Mas (Paris XIII), 10/18, rue des Terres au Curé – 75013 Paris
Métro Olympiades (ligne 14) ou Porte d’Ivry (ligne 7, tramway T3)
Horaires: 20h00-23h00
 
Cette réunion sera diffusée en direct sur Internet, à partir de notre page d’accueil.
 
Plan d’accès

Agrandir le plan
 
Programme détaillé
 
CPDP, Présentation du débat public (20 mn)
 
Définitions des différentes composantes de la prévention des déchets: Francis CHALOT – consultant en prévention des déchets (10 mn)
 
Les questions posées par les internautes
Réactions du public (10 mn)
 
1ère table ronde - Quelles actions des industriels, des distributeurs, des consommateurs pour faire progresser la prévention, le réemploi et le tri des déchets ?
 
Quelle doit-être l’implication des différents acteurs tout au long de la chaine, de l’industriel au responsable de la filière de recyclage, sans oublier le consommateur ? Comment réduire la production des déchets ménagers à l’échelle des grandes métropoles ? Comment favoriser le réemploi des objets ? Comment améliorer les performances de la collecte sélective ? Quels résultats peuvent-être attendus ? Quels sont les freins à lever ? Quel est le coût des actions à entreprendre ? Quel pourrait être leur impact en termes d’emplois ?
 
La grande distribution: Delphine STROH – Carrefour (7 mn)
Les consommateurs: Delphine TOMBAL – FNE (7mn)
Les éco-organismes: Jean DEVISME – Eco-emballage, délégation régionale (7 mn)
 
Echanges avec la salle (30 mn)
 
2ème table ronde - Comment les collectivités vont-elles contribuer à la réduction des déchets à la source et l’amélioration des performances du recyclage dans les années à venir ? Quelles conséquences pour le traitement des déchets de l’agglomération parisienne ?
 
Comment réduire la production des déchets ménagers à l’échelle des grandes métropoles ? Quelles sont les voies de progrès et les actions envisagées par les collectivités pour favoriser la réduction à la source des déchets et l’amélioration de la qualité de la collecte sélective ? Quelle mesure des résultats et quel partage d’expérience ? Quels gains potentiels de développement à l’horizon 2020 et au-delà ?
 
L’exemple de Vienne (Autriche): Mathieu HESTIN – BIO Intelligence service (7 mn)
Hervé PERNIN – Ademe, Délégation régionale (7 mn)
Didier DELY – Ville de Paris (7 mn)
 
Quelles conséquences pour le traitement des déchets de l’agglomération parisienne ?
Syctom (10 mn)
 
Echanges avec la salle (60 mn)

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