Articles de la catégorie Incinération

Pour un chauffage urbain propre

Publié par Annelaure Wittmann le 28 décembre 2009

La Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain présente dans son cahier d’acteurs ses nouvelles orientations, tendant à minorer son impact environnemental. Cependant, alors que la CPCU se dit « engagée dans une démarche visant à l’amélioration de la qualité de l’air en Ile de France », on peut s’étonner que même d’ici à 2020, la CPCU prévoit d’avoir toujours recours aux incinérateurs pour près de la moitié de ses sources d’énergie pour le chauffage urbain.
 

En effet, les fumées que l’on voit sortir des cheminées des incinérateurs sont loin d’être composées à 99,9 % de vapeur d’eau. Comme le rappelle l’association ATTAC – après analyse des chiffres fournis par la TIRU, exploitant de l’incinérateur d’Ivry – si le panache, c’est à dire la part visible des fumées, est effectivement essentiellement composé de vapeur d’eau (avec des fines gouttelettes d’eau visibles), celle-ci ne représente que 23,4 % des fumées (et non « 99,9 % »). Le reste, majoritairement invisible, contient notamment 8,2 % de gaz carbonique, ce qui n’est pas rien à raison de 438.000 m3 de fumées rejetées chaque heure en moyenne par les 2 cheminées de l’incinérateur d’Ivry sur Seine.
 

Est-ce cela, améliorer la qualité de l’air en Ile de France ?
 

Par ailleurs, sur les deux diagrammes présentés en dernière page dans le cahier d’acteur de la CPCU, la part de l’incinération comme source d’énergie pour le chauffage urbain est considérée comme constante, alors que :
- la part du fioul, du charbon, du gaz et de la cogénération va diminuer,
- la part de la géothermie, la biomasse et le biogaz va fortement augmenter pour représenter à l’avenir ¼ des sources d’énergie pour le chauffage urbain.
 

Dans ce contexte, peut-on encore dire que l’incinération est une alternative aux combustibles fossiles ? On a plutôt l’impression qu’il lui est accordé une « place réservée » qui empiète sur la montée en puissance de sources d’énergie réellement renouvelables et propres, ainsi que sur les capacités d’innovation de la CPCU, qui pourrait suivre la voie ouverte par la ville de Bâle (Suisse) avec la récupération de chaleur des eaux usées, par exemple.
 

Pour plus d’informations, voir :
http://www.pac.ch/dateien/Chauffer_et_refroidir_grace_aux_eaux_usees%2006.pdf

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Les effets « cocktails » des polluants d’incinération des déchets : un souci aussi pour l’Europe

Publié par Adamczewski le 26 décembre 2009

Une des multiples incertitudes sanitaires d’incinération soulignés dans ma présentation lors de la soirée débat du 12 novembre (sur les impacts sanitaires et environnementaux) sont les effets inconnus des « cocktails » des multiples toxiques. Ce sujet préoccupe également de plus en plus l’Europe. La présidence suédoise cite particulièrement l’incinération des déchets comme une source potentielle de ces effets.

 

Une raison de plus pour rester très attentif à la question de risques d’incinération pour la santé des riverains.

 

Pour plus d’info :

www.cniid.org/index.php?option=com_content&view=article&id=83&catid=3&itemid=20

www.se2009.eu/en/meetings_news/2009/12/18/meet_the_chair_cumulative_effect_of_several_chemicals_a_dangerous_combination (en anglais)

 

 

Bonnes fêtes

 

J. Adamczewski

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Voeu proposé au conseil municipal de Vincennes le 16/12/09

Publié par pserne le 26 décembre 2009

Voici un voeu présenté le 16/12/09 au conseil municipal de Vincennes et rejeté par 35 voix (majorité municpale UMP-NC) contre 8 (PS, Verts et PC) :
 
Vœu du groupe les Verts sur l’incinérateur d’Ivry et le débat public sur son avenir.
 
L’incinérateur d’Ivry, le plus grand d’Europe, est en fin de vie et le SYCTOM (syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne) a en projet la construction au même endroit d’un nouveau centre de traitement combinant incinération (350 000 tonnes annoncées) et méthanisation.
 
Depuis le 22 septembre la Commission Nationale du Débat Public a lancé une concertation qui doit s’achever dans quelques semaines.
 
Dans le cadre de ce débat public, nombre de cahiers d’acteurs ont fait ressortir à quel point le choix de l’incinération est celui de la facilité et celui du passé. Seuls les déchets ultimes (non fermentescibles et non recyclables) devraient être brulés (soit environ 20% de nos déchets). Sachant que l’incinération, polluante par ses rejets, produit elle-même des déchets, elle est clairement une solution non durable. D’autant qu’elle est tout sauf incitatrice au recyclage et surtout à la réduction à la source des déchets. Qui plus est, en liant incinération des déchets et chauffage urbain on incite produire toujours plus de déchets pour produire de l’énergie et on évite de discuter des solutions alternatives.
 
Vincennes fait partie des communes dont les déchets sont traités à Ivry et qui est dans la zone d’influence des pollutions potentielles de l’incinérateur. Raisons pour lesquelles en tant qu’élu-e-s nous avons été associé-e-s par la CNDP à toute la phase de débat public. L’intérêt local de ce dossier est donc évident.
 
C’est pourquoi, sur proposition du groupe des Verts, le Conseil municipal de Vincennes, réuni le 16 décembre 2009, demande à la CNDP et au SYCTOM, maître d’œuvre, de :
 
-         Veiller à ce que la plus grande transparence entoure les informations sur quantités, qualité, conséquences, des ordures qui seront traitées par le futur centre, quel que soit le mode de fonctionnement finalement choisi, en indiquant dans le projet tous les impacts sanitaires et environnementaux potentiels.
-         Etudier et présenter toutes les solutions possibles y compris les alternatives au « tout incinération » et les solutions basées sur la réduction des déchets à la source et le recyclage.
-         Dissocier les objectifs de traitement des déchets et de chauffage urbain.
-         Prévoir à tout le moins une modulabilité de la solution retenue  pour tenir compte des évolutions des années à venir en matière de réduction des déchets et de développement des énergies renouvelables.
-         Réaliser une étude précise et continue sur les risques sanitaires liés à cet équipement.

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Lettre du Conseil général du Val de Marne

Publié par Anne Connan le 24 décembre 2009

La CPDP avait reçu une lettre du Conseil général du Val de Marne, datant du 20 novembre 2009, adressé à Monsieur Marzolf, Président de la CPDP et publiée sur le site de la CPDP.
 
Cette lettre est passée largement inaperçue, des associations, comme de la CPDP, et n’a pas été commentée en réunion publique, ni même sur le blog malheureusement.
 
Que dit cette lettre?
 
Elle rappelle que le Conseil général du Val de Marne est bien sûr concerné par la reconstruction d’un centre de traitement à Ivry sur Seine et par le projet du SYCTOM, « parce que le département accueille des équipements importants de traitement des déchets de l’agglomération ». Il rappelle que à 10 kms de distance, il existe aujourd’hui 3 usines d’incinération,  d’une capacité totale de 1 105 000 tonnes, soit 25% de la capacité de l’Ile de France , à Créteil, Rungis (1), et Ivry, et qu’il serait souhaitable qu’il y ait coordination entre les projets des 3 usines, pour « une adéquation des capacités de traitements aux objectifs du Plan régional » par bassin versant mais aussi à l’échelle locale « au regard de leur coût respectif, mais aussi de leurs impacts environnementaux ».
 
En clair, cela signifie qu’il faut raisonner globalement, et sortir de quelques kms hors du territoire du SYCTOM, pour étudier si ces 3 usines ne seront pas (ou ne sont pas déjà !) en sur-capacité, et si leur maintien, ou leur renouvellement, ne constituera pas un handicap  pour une politique de réduction des déchets à l’échelle du département, même si bien sûr la politique des déchets relève d’abord d’une compétence régionale. Cette lettre sous-entend que l’implantation d’une nouvelle unité d’incinération à Ivry ne va pas de soi, et qu’un nouvel incinérateur peut générer des conséquences environnementales non souhaitables pour les habitants du département.
 
Le Conseil général nous informe également qu’il a demandé que l’adoption du PREDMA par la Région « soit suivie d’un document prévisionnel sur les réductions prévues de quantités de déchets à incinérer, par bassin et par installation, à l’horizon 2019, afin de ne pas handicaper les efforts de prévention et de valorisation ». En effet le PREDMA ne réalise pas de prospective d’adaptation des capacités régionales au gisement, mais se contente de vérifier que ces capacités sont suffisantes.
 
Peut-on savoir ce qu’il en est de cette demande, qui a été faite le 16 mars dernier à la Région ? A-t’elle été suivie d’effet ? Où en sommes-nous de cette étude qui permettrait de voir si la Région est complètement d’accord avec les prévisions de gisement du SYCTOM, qui sont mises en question par l’étude du bureau « Horizons ».
 
Anne Connan
 
(1) Pour information, l’usine de Créteil (Groupe TIRU et Novergie) a été totalement rénovée en 1998 et 2000 avec deux nouveaux fours d’une capacité de 240 000 tonnes.  L’usine de Rungis (Généris- ONYX) date de 1985, a une capacité de 130 000 tonnes.

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Contribution IDFE du 21 décembre

Publié par CPDP - CPDP le 24 décembre 2009

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Contribution IDFE au débat public

Projet de centre de valorisation biologique et énergétique des déchets à Ivry-Paris XIII

21/12/2009

 
Les enjeux du débat sur le traitement des déchets en zone urbaine dense reposent sur des présupposés, malheureusement obscurcis par les 4 mois de débat d’Ivry, qu’il convient de clarifier. Cette clarification est d’autant plus nécessaire que la reconstruction éventuelle de l’incinérateur d’Ivry impactera l’environnement pour 40 à 50 ans.
 
Il est nécessaire, notamment, de faire ressortir les facteurs antagonistes : réchauffement climatique, diminution des ressources énergétiques d’une part, croissance des activités économiques, promoteur du développement et augmentation vertigineuses des déchets de cette activité humaine, d’autre part.
 
L’idée de tirer partie de cette explosion des déchets afin d’en tirer une valorisation pour économiser l’énergie fossile est un modèle qui a toujours séduit les ingénieurs et les décideurs politiques. Il convient, toutefois, de réinterroger ce modèle qui, malheureusement, n’est pas nouveau puisque toutes les activités industrielles bien conduites tentent de limiter les consommations énergétique et matière sur toute la chaîne de transformation et donc de recycler ou de récupérer tout ce qui est possible. Ces 20 dernières années le gain dans le secteur industriel a été considérable alors que la gaspillage continuait dans le transport et le groupe habitat-tertiaire. Ce modèle ancien convient-il encore à Ivry ?
 
Le bilan 2008 de la TIRU d’Ivry indique une production d’1 Gwh de vapeur pour chauffer 55 000 logements. Le projet suggère une production du même ordre de grandeur afin de chauffer le double de logements (meilleure isolation thermique de l’habitat). De même, il est produit et commercialisé une quantité importante d’électricité. Enfin, la petite couronne parisienne va voir sa densité de population augmenter sensiblement et donc s’accroître les besoins d’énergie de chauffage (vapeur et électricité). Tout ceci porte à croire que l’incinération des déchets ménagers, source de chauffage et d’électricité, va encore croître.
 
La question qui se pose alors; est-ce compatible avec les divers plans : de réduction des gaz à effets de serre, limitation de la croissance de la température moyenne de la planète de + 2°C (Copenhague décembre 2009), de réduction des déchets (PREDMA),… ?
 
Les déchets ménagers représentent moins d’un quart des déchets annuels produit en France. Leur réduction de 5 kg par an et par personne pendant les 5 années à venir a été décidé par le Grenelle I. Cette réduction est possible si tous les acteurs : industriels, commerçants, consommateurs, allient leurs efforts. Ce premier changement a été intégré dans le modèle du nouvel incinérateur qui voit le pouvoir énergétique des déchets croître à la fois par le tri sélectif, le tri des fermentescibles et une meilleure collecte. Néanmoins, si la population francilienne croît d’un million à l’horizon 2020… il est à craindre que les déchets et les besoins énergétiques continueront à augmenter.
 
Le tri sélectif, base d’un recyclage massif et d’économie énergétique, est presque totalement oublié alors que c’est une des voies majeures de progrès vers laquelle les pays du nord de l’Europe se sont depuis plus de 20 ans tournés (Allemagne, Belgique, Suède…)…La méthanisation des déchets biofermentescibles, autre possibilité de récupérer de l’énergie et de réduire biologiquement les déchets, n’en est qu’à ses balbutiements et pour séduisante qu’elle soit, est mise en avant pour faire passer la pilule crématoire. Malheureusement, le tri mécano-biologique des déchets en amont est un gaspillage d’énergie et une source de nuisances. Sans parler de cogénération énergétique (récupération des pertes d’énergie) qui doit être un système trop complexe pour nos sociétés trop formatés au productivisme.
 
On constate donc que trois modes de traitements des déchets : réduction à la source (le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit), tri sélectif à haut rendement, bio-fermentation… sont quasiment délaissés au profit d’une méthodologie qui réduit effectivement les déchets et les « valorise »… mais à quel prix. Dans les incinérateurs, même les plus modernes (Isséane), la production de gaz à effet de serres est intense et pour couronner le tout, les rejets de polluants tant aériens que liquides et solides sont très mal évalués… Si le coût environnemental était, pour une fois, pris en compte dans le modèle économique, il est probable que les coûts globaux exploseraient et montreraient que les autres modes de réduction des déchets cités plus haut sont sérieusement à mettre en œuvre.
 
Enfin, nous terminerons cette clarification par une analyse des différents intervenants dans ce projet de reconstruction de l’incinérateur d’Ivry… Le maître d’ouvrage est le syndicat SYCTOM (les collectivités territoriales du bassin versant), dont le président siège aussi au conseil de la ville phare ainsi qu’à celui d’un des clients, le producteur/vendeur de vapeur (CPCU filiale de GDF-Suez et de la Mairie de Paris), étonnante proximité bien nationale. L’autre maître d’œuvre, l’exploitant de l’incinérateur, la société TIRU dont les trois composants sont des producteurs d’électricité (EDF, GDF-Suez, Véolia), des collecteurs et des « réducteurs » de déchets par incinération ou enfouissement (Véolia, GDF-Suez-SITA).. Ainsi, ces intervenants ont des modèles de développement si voisins que leurs intérêts sont confondus… Autre bizarrerie, l’investissement publique du Syctom pour, entre autre, fournir la moitié des besoins de la CPCU en vapeur, compagnie privée, doit-il être financé uniquement par les ménages producteurs de déchets? L’énergie « fatale » issue de l’incinération est très vendable pour la CPCU qui devient aussi un gros producteur d’électricité… quelle est la part de d’investissement de la CPCU dans l’outil productif de vapeur, l’incinérateur ? Même question si un jour le biogaz produit par la méthanisation contribue à alimenter aussi l’usine de cogénération située à Vitry.
 
Dans ces conditions, on ne voit pas comment sauf profonde révolution mentale et économique leur faire envisager de développer un modèle plus écologique. Or, les changements sont ici présent et non devant nous, il faut anticiper les crises au lieu de les subir… Un philosophe du XIX ème siècle, Auguste Comte avait déjà bien résumé les termes du débat « Savoir, pour prévoir afin de pourvoir »… On sait mais on doute, on peut prévoir mais on laisse faire et conséquence on ne pourvoit pas… Est-ce ainsi que meurent les civilisations au sens de Paul Valéry ?
 
Jean-François Poitvin
Michel Riottot

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Changements Climatiques : l’Incinération fait Partie du Problème et non de la Solution

Publié par Adamczewski le 24 décembre 2009

Certains intervenants du débat ont présenté l’incinération des ordures ménagères avec production de chaleur comme un moyen de réduire l’émission des gaz à effet de serre et donc lutter contre les changements climatiques.

 

Nous tenons à préciser que l’incinération contribue au réchauffement climatique, à la fois par l’émission d’importantes quantités de gaz à effet de serre, et en réduisant l’incitation à la prévention et au recyclage, qui sont des moyens efficaces de réduire l’impact climatique de notre consommation.

 

Le pouvoir calorifique des déchets ménagers dépend essentiellement des matériaux recyclables (papier, carton, plastiques). Ils sont incinérés, plutôt que recyclés aujourd’hui :

-          à cause des insuffisances de tri : 52 % des ordures ménagères résiduelles (la poubelle « verte »)  traitées par le Syctom sont des matériaux recyclables, et par exemple une très grande partie du gisement des cartons sur le territoire du Syctom est incinéré au lieu d’être recyclé,

-          à cause des insuffisances du recyclage : par exemple presque tous les plastiques sont recyclables, mais seulement les bouteilles et flacons en polyéthylène sont actuellement recyclés en France (contrairement à d’autres pays).

Le Syctom reconnaît dans son rapport 2008 qu’il n’y a que 2 % de déchets combustibles et non recyclables dans les ordures ménagères résiduelles;

 

Les effets sur le climat illustrent et justifient la hiérarchie dans les modes de traitement des déchets :

 

Prenons l’exemple d’un jouet en plastique fabriqué en Asie. La fabrication, le transport et la vente de cet objet ont consommé une quantité importante d’énergie (sans parler des matières premières, de la pollution engendrée etc.). Le pouvoir calorifique du plastique ne représente qu’une toute petite partie de cette énergie. Après quelques semaines ce jouet ne plaît plus à son utilisateur et finit à la poubelle.

1)    Une meilleure réflexion de la part du consommateur (ou de ses parents) aurait pu éviter cet achat peu utile et donc économiser la totalité de l’énergie et des gaz à effet de serre (et des autres impacts environnementaux) : la prévention.

2)    Le don, ou la revente de ce jouet encore en parfait état prolongera sa durée de vie et d’utilisation et évitera donc l’achat de jouets neufs avec leur impact énergétique et environnemental : la réutilisation.

3)    Le recyclage du plastique permet de récupérer une partie important de son énergie. Un jouet en plastique peut tout à fait être recyclable, mais n’est malheureusement pas recyclé en France aujourd’hui.

4)    L’incinération de ce jouet dans un incinérateur équipé pour la production d’électricité ou le chauffage urbain ou industriel permet aussi de récupérer une partie de son énergie, mais nettement moins que le recyclage. Contrairement à la réutilisation, au recyclage ou même à la mise en décharge, l’incinération relâche immédiatement dans l’atmosphère, le carbone d’origine fossile, contenu dans le plastique, sous forme de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre.

 

En conclusion : travaillons à la prévention, à la réutilisation et au recyclage et réduisons la capacité en incinération pour protéger le climat !

 

Pour plus d’information :

www.cniid.org/espace_mailing/documents/20090930_DP_Cniid_Incineration_rechauffe_climat.pdf

www.stoptrashingtheclimate.org (en anglais)

www.foe.co.uk/resource/reports/changing_climate.pdf (en anglais)

 

Bien cordialement & bonnes fêtes

 

 

J. Adamczewski

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Vidéo sur l’incinération avec entretiens du SYCTOM et du CNIID

Publié par Adamczewski le 21 décembre 2009

Parmi les 10 finalistes d’un concours web de vidéos documentaires sur la thématique de l’environnement organisé par Le Monde et youtube figure un film sur l’incinération à l’exemple de l’usine d’Ivry/Paris XIII. La vidéo contient des interventions de deux acteurs du débat : du SYCTOM et du CNIID.
 
Vous pouvez le visionner sur : http://www.youtube.com/user/PlaneteReporter#p/c/7782905304A04EF5/8/ciOaxHtC10M
 
 

 
 

Bien cordialement

 

 

 

J. Adamczewski

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Plus de plastiques peuvent être recyclés au lieu d’être incinérés: étude ADEME & Eco-Emballages

Publié par Adamczewski le 17 décembre 2009

Une étude pilotée par l’Ademe et Eco-emballages sur la demande des associations a démontré qu’il est possible d’un point de vue technique et économique et surtout pertinent d’un point de vue environnemental, de recycler d’autres emballages en plastique que les seuls bouteilles et flacons. Une telle approche souhaitable va encore réduire les besoins en capacité d’incinération et rendre le projet proposé par le Syctom encore moins pertinent.
 
Vous trouvez un communiqué presse des Amis de la Terre, du CNIID et de Agir sur l’Environnement sous :
http://www.cniid.org/espace_mailing/cp_20091216_Cniid_AdT_APE_recyclage_plastiques.htm
 
Les notes de synthèse des volets techniques et comportementaux des cette étude peuvent être consultés sur le site web de Eco-emballages :
 
http://www.ecoemballages.fr/presse/
 
Cordialement
 
 
 
J Adamczewski
 
Amis de la Terre

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Contribution d’ATTAC-Ivry-Charenton : les déchets, « toujours plus ? »

Publié par CPDP - CPDP le 7 décembre 2009

Le problème des déchets est un des questions à résoudre pour notre société, la recherche incessante de ventes croissantes signifiant aussi une croissance parallèle des déchets.
 
Comment les éliminer, c’est le problème posé au débat public sur le renouvellement de la centrale d’incinération. La seule solution est-elle d’incinérer une grosse partie des déchets ?
 
On nous présente l’argument de la « valorisation énergétique », puisque l’usine d’incinération d’Ivry est aussi une centrale qui produit, en cogénération, de l’électricité et de la chaleur (distribuée sur le réseau parisien de la CPCU).
 
Cette technologie de production d’électricité et de chaleur est certes une de celles qui a le meilleur rendement global, donc celle qui gaspille le moins d’énergie (le rendement en cogénération peut atteindre de 85 à 90 %, contre de 35 à 40 % pour une centrale thermique : dans celle-ci, la chaleur est simplement perdue, en réchauffant des rivières ou l’atmosphère, comme le font les centrales nucléaires).
 
Mais l’incinération ne se fait elle pas au détriment de la santé, et les déchets sont-ils un « bon combustible » ?
 
Depuis longtemps, la TIRU communique sur le fait que les fumées (en fait le panache visible) ce serait 99,9 % de vapeur d’eau, l’argument a été évoqué plusieurs fois dans des médias divers, répandant ainsi l’impression qu’il n’y avait pas de pollution.
 
Nous voulons qu’on mette fin à ce type d’équivoque, l’information sur les rejets doit être claire et compréhensible de tous, sans faux-fuyants.
 
Que trouve-t-on dans les bilans disponibles sur le site de la TIRU (centrale d’incinération d’Ivry) ?
(voir le Dossier d’Information du Public 2008, TIRU Ivry – pages 17 et 50)
 
ATTAC-1
Des tableaux, qui certes répondent aux prescriptions légales, mais qui ne sont guère parlants pour les personnes non averties.
 
Les mesures sont données en mg/Nm3 de fumées, c’est à dire en milligrammes par « Normaux m3 » ou m3 de fumées ramenés à 0° de température et à la pression normale.
 
Et ces mesures sont données pour un four, sachant que chaque four a un débit horaire moyen de 219.294 Nm3 par heure et qu’il y en a deux.
 
Il existe des incidents de fonctionnement, pendant lesquels les pollutions sont plus importantes. L’allumage du four donne aussi lieu à plus de pollution. Des seuils plus élevés existent, horaires ou à la demi-heure.
 
Nous demandons, pour prendre en compte l’incidence des problèmes de fonctionnement, que les poids des différents polluants, émis par jour, en kg, pour les deux fours réunis, soient donnés.
 
Ces résultats seraient compréhensibles par tous et pourraient servir à réaliser un document type « tableau de bord ».

 

La question de la vapeur d’eau a été un problème largement abordé dans le débat public

 
Les fumées seraient-elles composées à 99,9 % de vapeur d’eau ?
 
ATTAC-2bSi le panache, c’est à dire la part visible des fumées, est effectivement essentiellement composé de vapeur d’eau (avec des fines gouttelettes d’eau visibles), celle-ci ne représente que 23,4 % des fumées (et non « 99,9 % »). *
 
Le reste, majoritairement invisible, contient notamment 8,2 % de gaz carbonique, ce qui n’est pas rien à raison de 438.000 m3 de fumées rejetées chaque heure en moyenne par les 2 cheminées réunies.
 
Nous demandons que les flux mensuels de polluants, ainsi que les rejets en CO² et en vapeur d’eau, soient donnés en kg ou tonnes par mois, ce qui sera compréhensible par tous. Le volume total émis en m3 aussi serait aussi une indication claire.
 
Quant à la vapeur d’eau, comme cela représente de quoi chauffer 5.200 logements que de rendre invisible le panache, nous pensons qu’il est préférable que celui-ci reste visible.
 
Avant que les fumées ne soient lavées (1995), il n’y avait presque jamais de panache. Les fumées étaient alors plus polluantes qu’aujourd’hui. Maintenant, lavées, elles n’en contiennent pas moins, en moyenne, plusieurs tonnes par mois de dioxyde de soufre et bien plus d’une dizaine de tonnes d’oxydes d’azote (voir le tableau ci-dessus – DIP 2008 – les chiffres sont des flux de polluants mensuels moyens pour les 2 cheminées).

La question des mesures complémentaires de polluants

 
Il a été proposé que les associations réalisent par le bureau d’études de leur choix, une mesure complémentaire.
 
Nous pensons plus important de mesurer des polluants qui ne le sont pas actuellement, ou qui ne le sont pas suffisamment.
 
Ainsi, les métaux lourds (mercure, cadmium+thallium, et 9 autres métaux lourds) ne sont mesurés que 4 fois dans l’année, à l’occasion des contrôles périodiques réalisés par des bureaux d’études extérieurs. Nous proposons que ces contrôles soient plus réguliers, mensuels ou bi-mensuels, et que ceux qui peuvent l’être soient réalisés en continu.

Le problème des poussières

 
Les chiffres donnés actuellement pour les poussières sont des chiffres globaux (10 tonnes par an). Or toutes les poussières ne sont pas équivalentes en danger pour la santé. Plus des particules sont petites, plus elles sont nocives, et c’est surtout en raison de leur petite taille (0,4 millièmes de mm) que les particules ultrafines émises par les moteurs diésel sont plus dangereuses.
 
Nous demandons des mesures des poussières en fonction de leur taille, en particulier pour les poussières voisines de 10 micromètres (millièmes de mm) et inférieures (PM 10, PM 1 et plus petit).
 
Les émissions à l’échelle du nano (millionième de mm) ont encore un effet mal connu. Les industriels incluent des nanoparticules dans de nombreux produits, sans la moindre étude de leur effet sur les organismes vivants, et au mépris de tout principe de précaution. Un débat public est d’ailleurs en cours sur ces questions, par la CNDP.
 
Ce problème devra être envisagé à l’avenir au niveau des rejets de l’incinération.

Le problème des dioxines et furanes

 
Les dioxines sont une famille de composés chlorés extrêmement dangereux et cancérigènes, à des doses extrêmement faibles.
 
Or, dans les produits fabriqués actuellement, les molécules chlorées sont moins courantes, on utilise de plus en plus des molécules contenant du brome.
 
Nous demandons qu’il soit effectué des mesures des dioxines bromées ou polybromés, dont le danger fait actuellement l’objet d’études.

La question de la prévention dans le traitement des déchets

 
Nous pensons la question de la prévention des déchets essentielle, et croyons que le problème a été pris à l’envers. Au lieu de chercher d’abord à dimensionner l’usine d’élimination des déchets, pourquoi ne pas avoir élaboré dans l’ensemble des communes relevant du SYTCOM des plans de prévention se basant sur les expériences les plus avancées dans ce domaine. Il n’est pas trop tard, et cette démarche devrait être incitée.
 
L’ADEME a développé des études sur le terrain sur la manière de réduire énormément nos déchets. Utilisons-les !
 
Filières de recyclage ou de réparation des objets, réduction des déchets végétaux à la source par des composteurs à domicile ou d’immeuble, formation de « maîtres-composteurs » sont quelques pistes à étudier suivant les contextes locaux.
 
Pour que cette action se déroule au mieux, ensuite, collecte séparée des déchets fermentescibles restants pour produire un compost de qualité (et non ce qui est proposé, en partant de la poubelle actuelle, triée mécaniquement, ce qui laissera forcément des petits débris indésirables dans le compost)
 
Les déchets collectifs d’entreprise sont un secteur où le tri est facilement envisageable.
 
Développer la collecte des déchets fermentescibles des restaurants d’entreprise, des cantines scolaires, des hôpitaux mais aussi des restaurants pourrait être un point des départ pour une collecte séparée des fermentescibles.
 
Rechercher et développer de nouvelles filières de recyclage : ainsi, actuellement, en Allemagne, le polystyrène commence a être recyclé, alors qu’ici il est brûlé. Il peut être stocké en attendant la mise en route de cette filière ici, et il en est de même pour de nombreux plastiques.
 
La collecte des papiers, en particulier des papiers tels que photocopies ou documents dactylographiés dans les bureaux, des papiers divers dans les logements, peut se développer et figurer dans un plan d’élimination des déchets.
 
L’appui à des systèmes tels que l’achat en vrac des produits alimentaires (céréales, pâtes, riz, aliments secs mais aussi, pourquoi pas biscuits…) est à développer, ainsi que la consigne, abandonnée depuis des décennies.
 
En ce qui concerne la valorisation énergétique des déchets : nous reconnaissons qu’elle est préférable au gaspillage de l’énergie, et qu’il est évidemment préférable lorsqu’on brûle, de le faire en co-génération (production d’électricité et de chaleur pour alimenter un réseau).
 
Mais cela ne doit pas devenir la raison de l’incinération, et les efforts doivent viser à
la réduction au maximum de celle-ci, car les déchets, par leur composition, par les émissions qu’ils engendrent (dans l’atmosphère, dans l’eau, au niveau des mâchefers) ne sont pas un bon combustible.
 
Enfin, au niveau de l’énergie, nous ne devons pas oublier les objectifs du Grenelle de l’environnement : diviser par 2 l’émission des gaz à effet de serre en 2020 et par 4 en 2050 : cela supposera le développement de bâtiments excessivement plus économes, voire à énergie positive. Donc les besoins en chaleur doivent diminuer.

 
Le problème des déchets pour nous n’est pas anodin : il pose la question du type de développement de nos sociétés, avec la recherche incessante de croissance (de la production, des profits, des marchandises, du pillage des ressources naturelles…)
 
Nous pensons que dans le cas concret du centre de traitement des déchets d’Ivry, il est indispensable de le concevoir dans le cadre des objectifs à long terme de réduction drastique tant des déchets que des gaz à effet de serre, de la réduction de la consommation d’énergie et du gaspillage énergétique : tout ceci passant par des actions radicales tout en améliorant – et non en diminuant – notre confort et de nos conditions de vie.
 
ATTAC-3
ATTAC Ivry Charenton
Contact : attacivry@attac.org

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Contribution IDFE au débat public

Publié par idfe_1 le 24 novembre 2009

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Contribution IDFE au débat public

Projet de centre de valorisation biologique et énergétique des déchets à Ivry-Paris XIII

24/11/2009

 

ILE de France ENVIRONNEMENT se pose des questions sur la vocation du SYCTOM à s’orienter vers un choix quasi unique de traitement des ordures ménagères en ville dense par une seule technologie, l’incinération.

 

L’union régionale d’associations de protection du cadre de vie et de l’environnement rappelle que la région Ile de France par son plan de prévention des déchets (PREDMA) et l’État par ses dispositions suivant le Grenelle de l’environnement s’engagent vers une réduction des déchets ménagers et corrélativement sur un accroissement du recyclage.

Dans ces conditions, la capacité de traitement des ordures ménagères par le centre d’Ivry sur seine est largement posée. Par ailleurs, plusieurs points du projet développé par le SYCTOM et rappelés ci-dessous appellent des réponses claires.

 

Enfin, le premier bilan de l’incinérateur d’Issy les moulineaux, ISSEANE, présenté comme un gros progrès par rapport à l’usine précédente est très loin d’être excellent sur le plan environnemental puisque les résultats présentés sont entachés de nombreuses erreurs et ne permettent pas de conclure. L’expérience ISSEANE, malheureuse pour l’instant, démontre que le centre d’Ivry doit être irréprochable concernant les émissions de polluants tant atmosphériques, qu’aqueux ou solides et doit donc développer toutes les technologies de réduction des polluants et surtout être capable de les mesurer en temps réels avec une grande fiabilité.

 

La vocation du Syctom est-elle de traiter des déchets ou de produire de la chaleur pour le CPCU ? 

 

Le Syctom est un important fournisseur du CPCU en énergie thermique. La production du syndicat couvre environ 50% des besoins énergétiques du chauffage urbain de la région parisienne. Cet apport d’énergie par traitement thermique des déchets ménagers, permet de ne pas bruler des produits pétroliers. Une économie importante vis-à-vis du développement durable.

 

Toutefois cette énergie « fatale » du traitement thermique des déchets est engagée dans des besoins à long terme qui sont, en partie, contradictoires avec les politiques de réduction des déchets.  Localement l’équipement doit fournir pendant  30 à 40 ans l’énergie thermique nécessaire pour alimenter le chauffage de 100 000 logements. Pour satisfaire ce besoin, il est indispensable d’importer 110 000T de FCR en provenance des usines de Romainville/Blanc Mesnil et une moindre extraction de fraction fermentescible sur le site d’Ivry.

 

Il est nécessaire d’encourager la réduction des déchets dans la région parisienne conformément aux dispositions du PREDMA. Dans le cas de l’utilisation de l’énergie thermique dans un réseau de chaleur, il faut, pour maintenir une cohérence avec les objectifs du PREDMA, que la quantité de chaleur fournie au réseau diminue. C’est possible en mettant en place un plan d’amélioration de l’habitat pour obtenir des logements Haute Performance Energétique au même rythme que la diminution quantitative des déchets résiduels à incinérer.

 

Pourquoi produire 25% de plus de chaleur pour la même quantité de logements ?

 

La comparaison des quantités de chaleur vendues au CPCU entre l’état 2008 et l’état futur conduit à faire un constat sur la performance des nouvelles générations d’incinérateurs qui produisent environ 50% de vapeur en plus à PCI constant.

Situation actuelle 960 000MWh de vapeur pour 100 000 logements en brulant 670 000T OMR

Situation imposée au projet 1 230 212MWh pour 100 000 logements en brulant 350 000t FCR

 

On peut donc se demander si cette augmentation de tonnage de vapeur à destination du réseau de chaleur n’annonce pas la fermeture de l’usine CPCU d’Ivry vers 2017 (date de mise en service de la nouvelle unité d’incinération du Syctom à Ivry) ?

 

Pourquoi la quantité de déchets diminue-t-elle moins vite que les prévisions du PREDMA ?

 

Cette position conservatrice est-elle guidée par une différence entre les objectifs de la collecte et ceux du traitement. Un investissement pour 30 à 40 ans est amorti sur une longue durée. Le prix facturé au citoyen est en grande partie basé sur un tarif à la tonne traitée. Dans les dispositions du Grenelle, la mise en place d’une redevance incitative devrait diminuer les quantités collectées donc envoyer moins de déchets au traitement ce qui risque d’augmenter le tarif car l’amortissement des équipements se fera sur une plus faible quantité.

 

Une fois ces questions posées, pour les trois projets, le procédé de séparation mécanique d’une partie de la fraction fermentescible est très consommateur d’énergie électrique. De plus ces systèmes ne garantissent pas une qualité régulière du produit en entrée de méthanisation donc en sortie d’un compost normé.

C’est donc aux collecteurs d’agir pour assurer la collecte séparée des fermentescibles qui parait une voie plus sure, il reste 13 ans pour habituer les citoyens.

 

Il convient également de faire attention aux projets de collecte avec des équipements fixes pouvant rendre plus difficile les évolutions.

 

Comment tenir compte de ces deux mouvements antagonistes pour assurer une bonne qualité du traitement et préserver une juste valorisation des efforts de prévention et de tri du citoyen. ?

Un rapprochement plus fort entre la collecte et le traitement n’est-il pas une voie indispensable ?

 

J.F. Poitvin Chargé de mission déchets IDFE

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